Aéronautique nationale : un budget en hausse pour désenclaver l’hinterland gabonais
Réuni ce lundi 29 décembre 2025 à Libreville, le Comité de gestion de l’Asecna pour les Activités aéronautiques nationales (AAN) a tracé les sillons de l’exercice 2026. Entre ambition de modernisation des infrastructures provinciales et impératif de mobilisation des ressources, la délégation pour la gestion des activités aéronautiques nationales du Gabon parie sur un budget en légère croissance pour clore une année 2025 marquée par l’incertitude et engager la transformation des aéroports de l’intérieur.

Le Comité de gestion de l’Asecna pour les Activités aéronautiques nationales (AAN) a tracé les sillons de l’exercice 2026. © GabonReview
Le ciel domestique gabonais amorce un virage décisif. Dans un contexte de transition où la connectivité des provinces devient un levier de développement économique majeur, le Comité de gestion de l’Asecna de ce 29 décembre 2025, fait office de boussole stratégique. En réunissant les acteurs clés de la chaîne de décision, des Finances aux Travaux Publics en passant par l’Anac, l’Asecna entend non seulement valider ses comptes, mais surtout sceller un contrat de performance avec l’État. Objectif : transformer les promesses de modernisation en réalités tangibles pour les usagers des lignes intérieures, tout en tournant la page des hésitations budgétaires passées.

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Après un exercice 2025 doté de 4,5 milliards de FCFA, l’enveloppe dédiée aux activités nationales connaîtra une augmentation de 4% pour 2026. Cette optimisation financière n’est pas fortuite ; elle répond aux conclusions d’une mission d’audit menée sous l’impulsion du ministre d’État aux Transports. « Ce budget a été plus ou moins optimisé pour mettre un accent particulier sur les insuffisances qui ont été relevées récemment à l’issue d’une mission conjointe. Ces insuffisances ont principalement porté sur l’infrastructure : il faut nécessairement passer par la modernisation de nos infrastructures aéroportuaires », a martelé Brice Thierry Arist Soki.
L’objectif est clair : améliorer l’expérience usager et sécuriser les mouvements aériens sur les sites de Oyem, Makokou et Koulamoutou. Ces pôles, essentiels pour le désenclavement du pays, sont désormais au sommet de la pile des priorités de l’Asecna.
Sortir de l’incertitude de 2025
Si les perspectives sont optimistes, le bilan de l’année écoulée reste teinté de prudence. Brice Thierry Arist Soki a évoqué, sans détour, les turbulences qui ont ralenti la cadence des réformes en 2025. « 2025 a été une année un peu particulière. Nous avons vécu dans une forme d’incertitude liée à un choix qui a été fait et des moyens qui n’ont pas été mis à disposition à temps. Cette incertitude a un peu freiné les activités », a-t-il admis, tout en saluant le soutien renouvelé du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Pour 2026, l’Asecna mise sur un « dialogue constructif » avec l’État pour garantir que les annonces budgétaires se traduisent en décaissements effectifs. Le représentant de l’agence a d’ailleurs indiqué avoir reçu des assurances de la part des autorités financières concernant la mobilisation des ressources.
La réussite de ce plan de modernisation repose désormais sur une synergie étroite entre le gestionnaire technique et les autorités de tutelle. « Nous ferons vraiment ce qui relève de notre responsabilité pour atteindre les objectifs assignés », a conclu le Délégué par intérim, posant ainsi les jalons d’une année 2026 placée sous le signe de l’efficacité opérationnelle.
















1 Commentaire
Tous les aéroports de l’Afrique de l’Ouest ont baissé leurs taxes pour être plus attractifs.
Nous continuons d’être l’aéroport le plus cher d’Afrique et vous ne faites rien…