Affaire Bilie-By-Nze : EPG dénonce un report «préoccupant» des recours judiciaires
Le parti Ensemble Pour le Gabon (EPG) a exprimé, dans un communiqué publié le 9 mai à Libreville, sa vive préoccupation après le renvoi au 12 mai prochain de l’examen des recours introduits par les avocats de l’ancien Premier ministre, Alain-Claude Bilie-By-Nze. Ces recours visaient à contester «l’ordonnance de placement sous mandat de dépôt», ainsi que «l’ordonnance rejetant sa demande de mise en liberté provisoire», qui devaient initialement être examinés le 8 mai par la chambre d’accusation.

L’ancien Premier ministre, Alain-Claude Bilie-By-Nze, par ailleurs président d’EPG, en détention depuis le 15 avril 2026. © GabonReview (montage)
Le parti de l’ex-Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, Ensemble pour le Gabon (EPG) a dénoncé, dans un communiqué, le 9 mai, l’ajournement par les autorités judiciaires des recours introduits par ses avocats. Prévu le 8 mai devant la Chambre d’accusation pour contester son mandat de dépôt et le refus de mise en liberté provisoire, le dossier est renvoyé au 12 mai pour notifier les mémoires à la partie civile. La formation politique souligne toutefois que «ces recours n’ont finalement pas été examinés», et dénonce une situation jugée préoccupante au regard des exigences d’un procès équitable.
Dans son communiqué, EPG met directement en cause le retard observé dans la procédure judiciaire. Le parti précise que les dossiers ont été renvoyés «aux fins de notification des mémoires à la partie civile, à la diligence du Ministère public», tout en affirmant que «cette formalité n’a toujours pas été accomplie par monsieur le Procureur général». Pour la formation politique ancrée dans l’opposition, ce dysfonctionnement de la procédure «soulève de sérieuses interrogations quant au respect effectif du principe du contradictoire», présenté comme étant «au fondement de tout procès équitable et de toute justice impartiale».
«La crédibilité même de l’État de droit se trouve mise à l’épreuve»
Le parti d’Alain-Claude Bilie-By-Nze estime que cette affaire engage désormais des enjeux institutionnels d’envergure. «Chaque manquement procédural, chaque retard inexpliqué et chaque entorse aux garanties fondamentales alimentent inévitablement le doute sur la sérénité et l’impartialité de la procédure en cours», affirme EPG. Le communiqué considère ainsi que «la crédibilité même de l’État de droit se trouve mise à l’épreuve», dans un contexte où l’affaire est suivie «avec une telle attention par l’opinion publique nationale et internationale». Le parti redoute notamment une «instrumentalisation des institutions judiciaires» et appelle à ce que le traitement du dossier se fasse «sans considérations politiques, sans pression».
Face à cette situation, Ensemble Pour le Gabon en appelle «à la conscience, à la responsabilité et à l’indépendance de la Chambre d’accusation» afin que «le droit soit dit dans le strict respect des principes fondamentaux de justice». Le parti politique insiste également sur les risques que ferait peser, selon lui, un affaiblissement des libertés publiques et des garanties judiciaires sur la stabilité du pays. Il a enfin, une nouvelle fois, appelé «ses militants, ses sympathisants, ainsi que l’ensemble des citoyens attachés à l’État de droit au calme, à la vigilance et au respect scrupuleux des lois de la République».













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