An I d’Oligui Nguema : le bilan «mesuré» mais sans concession d’Iloko Boussengui
À la veille du premier anniversaire de la prestation de serment du président Brice Clotaire Oligui Nguema, Stéphane Germain Iloko Boussengui a livré, le 2 mai à Libreville, une analyse nuancée de la première année de gouvernance. Le président du Large rassemblement arc-en-ciel (LRA) y dresse un bilan «mesuré et responsable», tout en plaidant pour une voie centriste, fondée sur l’équilibre institutionnel, le dialogue et la cohésion nationale au Gabon.

Stéphane Germain Iloko Boussengui s’exprimant le 2 mai à Libreville. © D.R.
À la veille du premier anniversaire de la prestation de serment du président Brice Clotaire Oligui Nguema, le président du Large rassemblement arc-en-ciel (LRA), Stéphane Germain Iloko Boussengui, est monté au créneau le 2 mai à Libreville. Une sortie politique marquée par un regard critique mais mesuré sur la première année de gouvernance au Gabon. Revenant sur les débuts du magistère présidentiel, le leader du LRA évoque une année entamée «sous le signe de l’espérance», portée par le discours d’investiture du chef de l’État. Mais il estime que le processus électoral qui a suivi a envoyé «des signaux préoccupants».
Dans ce contexte, son parti revendique «le choix du centre», présenté comme «une posture équilibrée et républicaine qui n’a malheureusement pas permis d’éviter un déséquilibre institutionnel préoccupant». Le LRA assure avoir joué sa partition en alertant sur plusieurs enjeux majeurs et en formulant «des propositions concrètes et alternatives», tout en participant aux échanges avec le chef de l’État et aux visites de projets structurants. Un an après l’accession au pouvoir de Brice Clotaire Oligui Nguema, le parti dit avoir passé au crible les six piliers de l’action gouvernementale.
Son constat : un bilan plus ou moins satisfaisant, assorti de réserves. «Notre analyse se veut mesurée et responsable», a déclaré Stéphane Germain Iloko Boussengui. Parmi les secteurs jugés prioritaires figurent l’accès à l’eau et à l’électricité, le capital humain et la justice sociale, ainsi que l’économie et le développement durable. «Nous affirmons clairement, ce qui a été accompli mérite d’être reconnu avec honnêteté», a-t-il souligné, avant d’exprimer un espoir : «Nous espérons que l’année qui s’ouvre permettra d’aboutir à un bilan plus équilibré, davantage en phase avec les attentes pressantes des populations».
Sur le plan politique et judiciaire, la situation d’Alain-Claude Bilie-By-Nze a également été évoquée. Face aux nombreuses interprétations entourant son incarcération, le président du LRA estime qu’«associer sans preuve la justice à une quelconque influence politique est dangereux». Il appelle ainsi au respect des principes fondamentaux, notamment la présomption d’innocence, tout en exhortant à préserver la dignité et l’honorabilité de toutes les parties et à «laisser la justice suivre son cours. Dans un climat politique encore fragile, Stéphane Germain Iloko Boussengui invite à la retenue.
«Le combat politique est un combat d’idées, non une guerre contre les individus. Ni la majorité ni l’opposition ne doivent céder à la radicalisation», a-t-il insisté, réaffirmant l’ancrage centriste de son parti et son engagement pour la cohésion nationale. Le LRA entend renforcer sa capacité de proposition. Le parti annonce la mise en place prochaine d’un comité d’experts pluridisciplinaires chargé d’apporter des solutions concrètes à la crise de la CNAMGS, pilier du système de protection sociale gabonais.













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