Sur les instructions du secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG), en prélude aux scrutins à venir, le jeune élu local et conseiller d’Ali Bongo a récemment mobilisé à Port-Gentil plus de 2 000 personnes, dont une majorité de militants pour les exhorter à aller se faire enrôler sur le fichier électoral en vue d’en faire profiter leurs futurs candidats le moment venu.

Marc Logan Tchango lors de sa prise de parole, le 27 mai 2023 au stade Roger Butin à Port-Gentil. © D.R.

 

Ils étaient plus de 2 000, selon des estimations. Samedi 27 mai, de nombreux Portgentillais, dont une majorité de militants du PDG, ont assisté à la causerie politique organisée au stade Roger Butin, dans la capitale économique du Gabon. La rencontre cadrait avec la série d’échanges lancée il y a quelque temps par le parti, dans le but de «renforcer le processus d’enrôlement» des militants et sympathisants à travers le pays et particulièrement dans la province de l’Ogooué-Maritime où ces animations ont eu lieu du 27 au 29 mai. Il s’agissait d’une prescription du secrétariat général du parti, précise Marc Logan Tchango Nang Nguema.

Aussi, initiateur de la mobilisation à Roger Butin, l’élu du 4e arrondissement de la commune de Port-Gentil, par ailleurs conseiller du distingué camarade président auprès du SG, n’a-t-il pas manqué, lors de sa prise de parole, d’inviter le maximum de militants à converger vers les mairies de la commune pour se faire enrôler, en prélude aux élections présidentielle, législatives et locales à venir. L’idée est d’en faire profiter les futurs candidats du parti.

Moments de la causerie. © D.R.

«Trois scrutins majeurs nous attendent. Et nous ne pouvons nous permettre de rester indifférents et à la marge de ce qui déterminera l’avenir de notre pays», a exhorté le membre du bureau politique, non sans promettre de «tout mettre en œuvre pour faire triompher (leur) projet politique». Il n’a pas moins dit être convaincu que ce «tout» passe prioritairement par l’enrôlement pour lequel davantage d’efforts seront faits par les cadres du parti en vue de convaincre les populations de sa nécessité.

«Par le lancement de la révision de la liste électorale, le 9 mai dernier, nous avons été appelés à assumer une responsabilité historique. Celle de prendre pleinement part à la triple consultation électorale à venir. Entre nos mains, nous avons l’avenir de notre cher pays. Et pour que cet avenir soit à la hauteur de nos espérances, nous devons agir dans ce sens, en nous donnant les moyens de faire entendre notre voix. Faisons-nous enrôler ! Car c’est un signe d’amour envers le Gabon, envers son peuple et envers les générations futures», a réitéré mardi 30 mai le jeune leader politique sur sa page Facebook.

 

 
GR
 

4 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    Pitié. A Ntare Nzame. Pitié. Pauvre Gabon sans avenir. Pitié.

  2. ada dit :

    Quand je pense qu’il y a toujours des gens dans ce genre de meeting. Mais vraiment pitié de nous hein, tchouooo comment tout un peuple nous pouvons être aussi aveugle ( ou bête ma yeme dia fe) surtout la population de POG. Voici des gens qui vivent dans une ville où tout est cher les coupures d’eau pas de route des inondations dans toute la ville, à cause du coût de vie les gens se livré à une vie de débauche où les vis les plus répugnants se sont développés.? pour une capital économique regarder la ville. Et sont eux les premier à aller assister à ce genre de meeting pour une bière un T-shirt.

  3. Désiré NGUEMA NZONG dit :

    Bonjour Mme ada,

    J’ai lu votre texte avec attention. Vous avez raison fondamentalement. Votre réalisme montre que vous avez une fierté et une conscience Les gabonais ne comprennent pas que le pays sombre et que la misère s’y installe à marche forcée. Vous vous demandez si nous voyons tous les mêmes choses avec les mêmes lunettes. Je me demande comme vous quelle sera l’issue de ce vaudeville.

    Je me permets de porter des corrections à votre « paperreview » vu que vous avez un goût prononcé pour l’autocritique (remise en cause).

    (1) Ma yeme dia fe: je ne sais plus quoi dire, quoi faire;
    (2) … les gens se livrent à une vie de débauche…;
    (3) une capitale, nom féminin; différent de capital, nom masculin désignant les apports effectués à la constitution d’une société;
    (4) … regardez la ville;
    (5) Et (ce) sont eux les premiers à aller assister…

    Bonne continuation.

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