«Argent magique», études bâclées, dette en spirale : SW Decrypte démonte le budget rectificatif gabonais
Des milliers d’emplois menacés, des chantiers à l’arrêt, des hôpitaux qui n’ouvriront pas, des routes qui ne seront pas construites, et une dette qui engloutit près d’un tiers du budget de l’État avant même qu’un seul franc soit consacré au développement. Le PLFR 2026 est une douche froide que le gouvernement gabonais s’efforce de présenter comme un exercice de rigueur maîtrisée. SW Decrypte, analyste et commentateur très suivi sur les réseaux sociaux (plus de 25 000 abonnés sur TikTok), n’est pas de cet avis. Dans une analyse-fleuve publiée cette semaine, il démonte le texte chiffre par chiffre, pose les questions que personne dans les sphères officielles n’ose formuler, et renvoie Oligui Nguema à ses propres déclarations sur un Gabon «dans la même catégorie que le Qatar». Lecture obligatoire.

«Cure de rigueur brutale» : SW Decrypte radiographie le budget rectificatif 2026 et ce qu’il révèle vraiment. © GabonReview / Intelligence artificielle
Pour SW Decrypte, le choc est d’abord budgétaire. En comparant le Projet de loi de finances rectificative (PLFR) au projet de loi de finances élaboré en octobre 2025, il conclut à une contraction de 24 % du budget de l’État ; une lecture qui mérite d’être précisée : le communiqué officiel du Conseil des ministres, lui, indique une réduction de 862,9 milliards par rapport à la loi de finances initiale de 6 358 milliards, soit environ 13,6 %. La différence entre les deux lectures tient à la base de comparaison retenue. Mais sur le fond, le diagnostic converge : «loin d’être un simple ajustement, ce PLFR impose une cure de rigueur à l’économie gabonaise.»
C’est sur la chute des investissements publics que SW Decrypte est le plus percutant. La réduction de 45 % (968 milliards retranchés sur les dépenses d’investissement, chiffre confirmé dans le communiqué) lui inspire cette formule : «moins d’écoles, dans un pays où la majorité de la population a moins de 18 ans, c’est une bombe à retardement.» Même sentence pour les hôpitaux, les routes, l’énergie. La déprogrammation de projets, officiellement justifiée par l’absence d’études de faisabilité satisfaisantes, lui arrache ce verdict : «c’est la quintessence de l’amateurisme, ou alors, ces annonces étaient-elles prématurées, faites pour se donner une stature de bâtisseur avant l’élection présidentielle du 12 avril 2025 ?»
La dette, angle mort du discours officiel
SW Decrypte s’attarde sur ce que le communiqué énonce sobrement : le service de la dette, intérêts plus amortissement, mobilise à lui seul plus de 1 800 milliards sur un budget de 5 495 milliards, soit près d’un tiers des ressources de l’État. «On paye pour les erreurs des décennies précédentes», résume-t-il, avant d’égratigner le recours aux partenariats public-privé comme solution alternative. Il cite le contrat Suez pour l’eau, 200 millions d’euros à 8,15 % sur 15 ans, pour illustrer son propos : «pour chaque euro investi par Suez, le contribuable gabonais en remboursera presque deux.»
Il est plus nuancé sur les nominations issues de ce même Conseil des ministres. Il y voit un ministère de l’Économie «qui se met en ordre de bataille» : nouvelle directrice générale des Impôts, nouveau directeur de la Dette présenté comme futur interlocuteur privilégié du FMI, changements à la tête des directions pétrolières. «En temps de disette, on racle les fonds de tiroirs au maximum», dit-il avec un réalisme qui n’est pas sans fondement.
Une question politique au cœur de l’analyse
La conclusion de SW Decrypte est ouvertement politique. Il rappelle la séquence de Port-Gentil où Oligui Nguema évoquait un Gabon «qui boxait dans la même catégorie que le Qatar». La sobriété forcée du PLFR 2026 invalide rétrospectivement ce discours. «Il y a un an, mentait-il ? N’était-il pas au courant de la situation ?» Ce sont les questions que pose SW Decrypte, et que, manifestement, beaucoup de Gabonais se posent aussi.
Derrière l’arithmétique budgétaire, c’est bien un récit qui s’effondre. Celui d’un Gabon libéré, assaini, en marche vers la prospérité, construit depuis août 2023 à coups d’annonces, de chantiers inaugurés et de promesses de rupture. Le PLFR 2026, avec ses coupes massives et son alignement contraint sur les exigences du FMI, dit autre chose : que la marge de manœuvre était plus étroite qu’annoncé, que certains projets n’étaient pas prêts, et que l’heure des comptes a fini par sonner. SW Decrypte conclut sans ménagement : «Le Gabon a dépensé, s’est endetté, et aujourd’hui est contraint de se soumettre aux injonctions de ses créanciers.»












2 Commentaires
Les référentiels consacrés à l’éligibilité de sociétés et pays au mérite de financement sont tous à mettre dans un broyeur car s’agissant spécifiquement des pays du tiers monde et particulièrement en Afrique, ces officines sont au service de l’effroyable prédation qui sévit dans cet espace géographique et entretient la prospérité des machins du sous-développement comme le FMI et acolyte BM.
L’avant veille du dernier krach boursier qui a failli emporter Walt-street, ces fameuses agences de notation n’ont-elles pas pariées sur lnrmbelli de l’Économie occidentale qui s’est affairée évaluée sur des vrais-faux chiffres trafiqués…
En Afrique ces pseudo agences dictent leurs lois pour continuer à recevoir leurs pécules fixés selon leurs propres règles sinon la notation passe de AAA à CCC et c’est édifiant qu’elles restent silencieuses sur la prédation du continent qui prospèrent depuis plus de trois siècles, les prix de matières premières étant fixées dans leurs capitales où les fameux experts embourgeoisés épiloguent sur un continent que peu ont rarement parcouru, et c’est le cadet de leurs soucis tant que cette jungle continue en entretenir leurs mieux-êtres et opulences
Tenez, un patriote africain sorti dans les pseudo meilleures écoles de l’occident partagera que les meilleurs accords, en soutien au statuquo actuel, sont ceux qui assurent l’emploi et le paiement des frais fiscaux.
Tiens donc, quel destin et donc on s’interdit toute ambition au demeurant légitime de tracer une autre voie et d’offrir un destin pensé, structuré et piloté par nous mêmes
La morale et l’éthique bricolées à leurs sauces avariées sont pour notre continent et eux, les officines du nord, elles en ont cure
L’une d’elles bien installée à Londres qui vient de faire passer la note du Gabon à ccc était bel et bien dans l’environnement du cabinet qui a griffonné 25 pages de textes soit disant pour cerner la pauvreté au Gabon contre 8 milliards, évalués par ONA ONDO, ou 24 milliards, selon mon frérot MASSAVALA, étude commandée par l’ex-régente du Gabon qui récuse désormais le prénom de « Sylvia », ainsi qu’elle s’est fait appeler en débarquant à Libreville tout droit sortie du Cameroun
Bref, mon grand frère OYIMA promu au département de l’économie et des finances, droit dans ses bottes, a révélé avoir retrouvé sur sa table de travail quelques 17 projets initiés par ces officines de la prédation éhontée et séculaire qui écument nos ressources et gonflent l’endettement du pays depuis belle lurette, et aucun des projets bel et bien validés par cette mafia de la prédation n’a apporté un quelconque mieux être à la population, toute chose qui a conduit notre vrai champion national à dire et susciter en cela l’ire de cette mafia, que le développement du pays se fera désormais par des gabonais et pensé par des gabonais avec leurs propres moyens
La mafia et le lobby local de serviles à tôt fait de dérouler leur pipe-line qui ne répond à rien du tout en arguant que HC ne peut pas être juge et partie,
Tiens donc, la Chine est désormais sur tous les plans, j’insiste sur plans, dans le contingent des pays les plus avancés du monde, le seul à être propriétaire d’une station orbitale, en tête dans les technologies en matière de préservation et protection de l’environnement a-t-elle enseigné que gênée d’entre inondée par les voitures électriques Chinoises, l’Europe cherche les moyens d’imposer une fiscalité à ces produits pourtant réputés il y’a moins de deux être complètement exonérés de taxes dans le cadre de l’arrêt des véhicules thermiques aux hydrocarbures
Et pire encore, un champion africain, Dangote est propriétaire de la plus grande raffinerie de l’hémisphère sud réalisée contre vents et marées malgré les injonctions toxiques des pseudo partenaires au développement et en réalité au service de la perpétuation du sous développement. La raffinerie de Dangote fournit aujourd’hui le parc d’aéronefs de l’Amérique du Nord, et la Banque mondiale et le FMI font des pieds et des mains pour dissuader ce génie de s’installer en Afrique de l’Est et ainsi couvrir les besoins de consommation en produits pétroliers du continent, qui reviennent très chers importés de l’occident et pourtant produits essentiellement en Afrique…
Voici effleuré le vrai job des officines de notation et les pseudo partenaires au développement qui dictent leurs lois aux pays en développement pour faire prospérer leurs propres business et maintenir leurs niveaux de vie au prix du sacrifice à sang des populations des pays de l’hémisphère sud
Bien patriotiquement 🙏🏾
Que pouvait-on attendre d’autre quand ce sont les mêmes incapables et détourneurs qui continuent au pouvoir?
De surcroît, un peuple de Bénis oui oui qui n’aspirent à rien sauf se refugier dans des églises à croire que le Nouveau Messie fera faire tomber la manne du ciel