L’Assemblée nationale a clos, ce mardi 30 juin, sa première session ordinaire de l’année 2026 marquée par une activité législative dense et une volonté réaffirmée de dialogue institutionnel. À cette occasion, le président Michel Régis Onanga M. Ndiaye a souligné la solennité de l’exercice et rendu hommage aux partenaires et institutions présentes, en rappelant que «l’union des institutions est le socle de la force et de la stabilité de l’État». Ce ton a servi de fil conducteur au bilan d’une session où 23 des 33 textes soumis ont été examinés et adoptés. Ce qui traduit, selon lui, «la volonté constante des plus hautes autorités du pays de bâtir, de réparer, de protéger et de prévenir».

Le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, et des élus lors de la clôture de la première session ordinaire de l’année, le 30 juin 2026. © Presse Assemblée nationale

 

À l’occasion de la clôture de la première session ordinaire de l’année 2026, ce mardi 30 juin, conformément aux dispositions de l’article 85 de la Constitution du 19 décembre 2024, le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a dressé le bilan des travaux parlementaires et souligné le rôle de l’institution dans la consolidation de la nouvelle architecture républicaine. Il a insisté sur la coopération entre les institutions de l’État, indiquant que leur union constitue un pilier de stabilité.

Consolidation de la justice sociale et à la modernisation des services publics

Revenant sur l’activité législative de ces quatre mois, le président de Chambre a indiqué que l’Assemblée nationale avait pleinement exercé ses prérogatives constitutionnelles en examinant et adoptant «23 des 33 textes législatifs» transmis à l’institution. Parmi les textes de premier plan cités figurent la Loi de finances rectificative 2026, plusieurs ratifications d’ordonnances relatives notamment au Code de procédure pénale, à l’archivage électronique, au Code de la communication, à la réglementation des réseaux sociaux, à la nationalité ou encore au régime de la propriété foncière. Pour Michel Régis Onanga M. Ndiaye, ces textes «ont un impact direct sur la vie de nos compatriotes» et traduisent «la volonté constante des plus hautes autorités du pays de bâtir, de réparer, de protéger et de prévenir».

Le président de l’Assemblée nationale a également mis en avant le rôle de contrôle de l’action gouvernementale assuré par les députés, notamment à travers la séance de questions orales adressées aux membres du gouvernement. Il a souligné que cet exercice «renforce le débat démocratique» et permet au gouvernement de «rendre compte devant la Représentation nationale». Évoquant le discours à la Nation du chef de l’État devant le Parlement réuni en Congrès, il a relevé plusieurs engagements jugés prioritaires, notamment «le paiement définitif des rappels de solde, le remboursement des épargnants de Poste S.A., l’extension de la couverture sociale au secteur informel, la réforme de la SSEEG. et le renforcement des transports aériens et urbains». Pour le chef de Chambre, ces mesures participent à la consolidation de la justice sociale et à la modernisation des services publics.

«Voter une loi sans s’assurer de son application, c’est trahir la confiance de nos compatriotes»

Sur le plan international, Michel Régis Onanga M. Ndiaye a insisté sur la montée en puissance de la diplomatie parlementaire gabonaise, portée par la participation active des députés aux grandes rencontres régionales et internationales. Il a cité notamment la Conférence des présidents d’Assemblée et de Section de la région Afrique à Lomé, la réunion régionale de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie à Dakar et l’Assemblée de l’Union interparlementaire à Istanbul. Selon lui, ces engagements ont permis au Parlement gabonais de retrouver pleinement sa place dans les instances internationales, après sa réhabilitation au sein de plusieurs organisations interparlementaires. «Notre diplomatie parlementaire retrouve toute sa place. Elle montre que le Parlement gabonais est crédible et respecté au-delà de nos frontières», a-t-il fait savoir.

Dans la dernière partie de son intervention, le président de l’Assemblée nationale a rappelé l’exigence d’indépendance et de rigueur qui doit guider l’action parlementaire. «Notre Institution n’a qu’une boussole : la Constitution et l’intérêt supérieur du Gabon», a-t-il déclaré, tout en appelant au respect strict des procédures dans la production législative. Il a invité le gouvernement à améliorer la qualité des textes soumis au Parlement et à limiter le recours aux ordonnances aux situations réellement urgentes. Revenant sur les recommandations formulées par les députés, il a prévenu qu’elles feront désormais l’objet d’un suivi renforcé, car «voter une loi sans s’assurer de son application, c’est trahir la confiance de nos compatriotes». Il a exhorté les élus, l’administration et les médias à poursuivre leur engagement en faveur de la construction de la Ve République, fondée, selon lui, sur «la transparence, la redevabilité et le service de l’intérêt général».

 
GR
 

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