L’Assemblée nationale a amorcé un pas important dans la modernisation de ses procédures avec l’introduction d’un dispositif électronique de vote, mardi 31 mars 2026. Désormais mis à la disposition des députés, validé à l’unanimité, ce nouvel outil vise à renforcer l’efficacité, la transparence et la rapidité du processus décisionnel au sein de l’hémicycle.

Une vue du boîtier pour le vote électronique. © Capture d’écran /Gabon 1ère

 

Testé le mardi 31 mars 2026, le système de vote par voie électronique repose sur un mécanisme simple et intuitif. Il se décline en deux étapes : le député signale d’abord sa présence à l’aide d’un bouton dédié, avant de procéder au vote. Chaque élu dispose, à cet effet, d’un boîtier intégré à son pupitre, équipé de cinq boutons distincts. Le bouton bleu permet de signaler la présence, tandis que les boutons vert, rouge et jaune correspondent respectivement aux votes «pour», «contre» et à l’abstention. Une fois les suffrages exprimés, les résultats s’affichent automatiquement sur écran, offrant un gain de temps considérable par rapport au vote à main levée jusque-là en vigueur. «Le principal avantage, c’est la rapidité et la fiabilité du traitement des votes», souligne une source interne.

Ce dispositif n’est pas une innovation totale. Déjà utilisé jusqu’en 2013, voire 2014, il était devenu inopérationnel à la suite de la destruction de l’hémicycle. Avec l’avènement de la 14e législature, les autorités parlementaires ont décidé de le remettre en service dans le cadre de la politique de modernisation des institutions.

Une dynamique d’optimisation

Selon la directrice de l’informatique à l’Assemblée nationale, Émeraude Nina Nziengui, ce retour à la technologie s’inscrit dans une dynamique d’optimisation des outils de gouvernance parlementaire. Elle précise qu’un dispositif d’assistance technique est prévu pour accompagner les députés en cas de difficulté. En amont de sa mise en service effective, une phase de simulation a été organisée afin de permettre aux élus de se familiariser avec cet outil numérique.

Par ailleurs, l’introduction de ce système s’appuie sur une base réglementaire claire. L’article 58 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale prévoit en effet que «les votes se passent par voie électronique», consacrant ainsi l’usage de cette technologie dans les procédures parlementaires. Globalement, ce nouvel outil suscite une large satisfaction parmi les élus, qui y voient un levier de modernisation et d’amélioration du fonctionnement de l’institution.

Thécia Nyomba

 
GR
 

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