Associations religieuses : le gouvernement lance la réforme du cadre légal des cultes
Réunis ce 21 juillet à Libreville à l’initiative du ministère de l’Intérieur, les responsables des confessions religieuses, des associations cultuelles et des chefferies traditionnelles reconnues ont été conviés à une concertation autour de l’avant-projet de loi encadrant les associations à caractère religieux. Cette démarche vise à adapter la législation aux mutations du paysage religieux gabonais et à renforcer les mécanismes d’organisation et de fonctionnement du secteur.

Le Gabon veut refonder le cadre légal des associations religieuses. © D.R.
Le gouvernement gabonais a officiellement engagé, ce mardi 21 juillet à Libreville, les consultations relatives à l’avant-projet de loi sur les associations à caractère religieux. Organisée à l’auditorium du ministère de l’Économie, à l’immeuble Arambo, cette rencontre a réuni les responsables des confessions religieuses, des fédérations et confédérations, des églises indépendantes, des associations cultuelles ainsi que les représentants des chefferies traditionnelles légalement reconnues.
Initiée par le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, cette concertation s’inscrit dans le processus d’élaboration d’un nouveau cadre juridique destiné à régir les activités des organisations religieuses sur l’ensemble du territoire national. Les autorités entendent ainsi adapter les textes en vigueur aux réalités actuelles d’un paysage confessionnel en pleine mutation.
Une concertation préalable à la finalisation du texte visant à moderniser l’encadrement des cultes
Présentant les enjeux de cette réforme, le conseiller en communication du ministre de l’Intérieur, Jean-Éric Nziengui Mangala, a indiqué que cette rencontre avait pour objectif de recueillir les observations et propositions des principaux acteurs concernés avant la finalisation du projet de loi.
Dans cette optique, les différentes organisations religieuses et traditionnelles avaient été invitées à se faire représenter par deux délégués dûment mandatés, afin de garantir une participation équilibrée aux échanges. Les discussions ont notamment porté sur les modalités d’organisation, de reconnaissance et de fonctionnement des associations à caractère religieux.
À travers cette initiative, les pouvoirs publics affichent leur volonté de doter le pays d’un dispositif législatif plus en phase avec l’évolution du paysage religieux national. L’ambition est également de renforcer la transparence et la gouvernance des structures confessionnelles, tout en prenant en compte les spécificités des chefferies traditionnelles reconnues.
Les contributions recueillies au cours de cette phase de consultation devraient alimenter la rédaction définitive du texte, avant sa transmission aux instances compétentes pour examen et adoption.















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