Reçu le 22 juillet à Libreville par le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, le président-directeur général de Bloomfield Investment Corporation, Stanislas Zézé, a présenté deux outils susceptibles de transformer la perception du risque au Gabon : une cartographie nationale des risques d’investissement et une notation financière en monnaie locale. Deux instruments qui visent à renforcer la confiance des investisseurs et à soutenir la stratégie de diversification économique du pays.

Le président-directeur général de Bloomfield Investment Corporation, Stanislas Zézé, propose les services de sa structure au Gabon. © D.R.

 

Comment convaincre davantage d’investisseurs de miser sur le Gabon ? Pour Stanislas Zézé, la réponse passe d’abord par une meilleure connaissance du marché et une évaluation plus précise des risques. Lors d’un entretien le 22 juillet à Libreville, avec le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, le président-directeur général de Bloomfield Investment Corporation a défendu la mise en place d’une cartographie du risque d’investissement, un outil destiné à lever les incertitudes qui freinent encore les décisions d’investissement. Pour le patron de l’agence de notation financière, les investisseurs ont avant tout besoin de visibilité.

« La cartographie du risque d’investissement permettra aux investisseurs de répondre à trois questions essentielles : quelle est l’opportunité d’investir au Gabon, quel est le retour sur investissement auquel ils peuvent s’attendre et quel est le risque de perdre leurs capitaux », a-t-il expliqué. À travers cette cartographie, Bloomfield entend fournir une photographie complète de l’environnement des affaires, en identifiant les opportunités sectorielles, les facteurs de risques et les perspectives de rentabilité. « Cette cartographie du risque permettra d’avoir un document détaillé et complet qui aidera les investisseurs à mieux comprendre l’environnement des affaires au Gabon, à s’y intéresser et à venir investir », a-t-il déclaré.

Une notation en monnaie locale pour renforcer la crédibilité financière

Alexandre Barro Chambrier et Stanislas Zézé, le 22 juillet 2026, à Libreville. © D.R.

L’autre proposition formulée par Bloomfield concerne la notation financière du Gabon en monnaie locale. Une initiative qui s’inscrit dans une logique de renforcement des marchés financiers nationaux et de diversification des sources de financement. Contrairement aux notations internationales généralement établies en devises étrangères, cette évaluation mesurerait la capacité du Gabon à honorer ses engagements dans sa propre monnaie, offrant ainsi une lecture plus adaptée aux réalités du marché domestique. « La notation financière va établir la crédibilité du Gabon en monnaie locale. Ce qui est différent de la crédibilité du Gabon en devises étrangères », a souligné Stanislas Zézé. 

Pour les spécialistes de la finance, une telle notation est de nature à rassurer les investisseurs locaux et régionaux, à favoriser le développement du marché des capitaux. Au terme de son audience avec Alexandre Barro Chambrier, Stanislas Zézé s’est montré optimiste quant aux orientations prises par les autorités gabonaises pour améliorer le climat des affaires. « Je vois bien que le Gabon a une vision très claire de ce qu’il va faire pour les années à venir », a-t-il déclaré. Le dirigeant de Bloomfield estime que les réformes en cours traduisent une volonté de créer un environnement propice aux investissements, qu’ils soient internationaux, régionaux ou nationaux.

« Le Gabon est en train de mettre en place un certain nombre de mesures qui permettront de développer un environnement adéquat pour attirer les investissements étrangers, mais aussi les investissements régionaux et locaux, afin de dynamiser l’économie gabonaise », a-t-il noté. En proposant ces deux outils d’aide à la décision, Bloomfield Investment Corporation se positionne comme un partenaire technique de l’État gabonais dans sa stratégie d’amélioration du climat des affaires. Pour le Gabon, l’enjeu est de mieux évaluer le risque pour mieux valoriser ses atouts, renforcer la confiance des investisseurs et créer les conditions d’une croissance durable portée par des capitaux plus diversifiés.

 
GR
 

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