Au parc national de Pongara, le Campus Mbongi fait dialoguer science, nature et savoirs endogènes
Après une première immersion en forêt et en savane, les étudiants du Campus Mbongi 2026 ont poursuivi, le 2 août, leur apprentissage de terrain au parc national de Pongara. Encadrés par des écoguides, des écogardes et plusieurs enseignants-chercheurs, ils ont découvert la richesse des écosystèmes gabonais tout en approfondissant leurs connaissances sur les savoirs endogènes, la biodiversité et la conservation.

Au parc national de Pongara, les étudiants plongent au cœur des savoirs de la nature, le 2 août 2026. © GabonReview
Accompagnés des professeurs Henri Paul Bouroubou, Fabrice Agyune Ndone et Guy Roger Nguema, les participants ont parcouru les plaines, la forêt des éléphants jusqu’au phare de Gombé. Cette sortie leur a permis d’observer des buffles, des singes, différentes essences forestières, mais également des vestiges archéologiques et les amas coquilliers présentés par deux étudiantes, illustrant la transmission des savoirs et la valorisation du patrimoine naturel et culturel gabonais.

Quelques étapes de l’immersion au parc de Pongara. © GabonReview
Doctorante à la Chaire UNESCO Bantouphonie, Alwina Mboumba retient avant tout la richesse scientifique de cette immersion. «Nous avons été vraiment en contact avec la faune et la flore. On nous a expliqué à quoi servait telle plante, telle essence et les maladies qu’elles peuvent soigner. Pour moi qui m’intéresse à la pharmacopée, cette expérience va enrichir mes recherches», confie-t-elle. Elle souligne également l’excellente cohésion entre les participants venus de plusieurs pays. «Il n’y a pas de barrière de langue, tout le monde échange très bien. Après le Campus, je veux partager ces connaissances afin de contribuer à la protection de notre biodiversité et de nos savoirs endogènes», ajoute-t-elle.
Venue de Guyane française, l’anthropologue Anna-Louna Lehoux voit dans le Campus Mbongi une opportunité unique d’enrichir son futur projet de thèse consacré aux migrations des savoirs endogènes entre le plateau des Guyanes et l’Afrique. Elle se dit particulièrement marquée par la qualité de l’encadrement au parc de Pongara. «Ce qui m’a le plus marquée, c’est la manière dont les écoguides prennent soin de l’environnement et transmettent leurs connaissances. Ils ont pris le temps d’accompagner chacun d’entre nous et les échanges avec les professeurs ont été particulièrement passionnants», témoigne-t-elle.
Après cette étape au parc national de Pongara, les étudiants ont regagné Libreville le 3 août avant de poursuivre leur immersion scientifique sur les sites de Donguila et de Mfoulayoung. Une nouvelle séquence de terrain destinée à consolider leur compréhension des langues en danger, des savoirs endogènes et des liens étroits entre les communautés et leur environnement.















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