L’Assemblée nationale, en sa 14e législature, a célébré, le jeudi 8 mai, la mémoire de Georges Damas Aleka à l’occasion du 44e anniversaire de sa disparition. Auteur de l’hymne national du pays, cette figure emblématique de l’histoire politique du Gabon, qui présida l’institution de 1964 à 1975, a reçu un hommage solennel. Un devoir de mémoire dont l’ambition est la consolidation des fondations nationales.

Le président de l’Assemblée nationale, Onanga Ndiaye, le vice-président, Barro Chambrier, et un représentant de la famille Georges Damas Aleka. © Presse de l’Assemblée nationale

 

La mémoire de Georges Damas Aleka, ancien président de l’Assemblée nationale, de 1964 à 1975, a été célébrée, par cette Chambre du parlement, à l’occasion du 44e anniversaire de sa disparition. La cérémonie empreinte de solennité et de devoir de mémoire, organisée sous la présidence de Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a réuni le vice-président de la République, Alexandre Hugues Barro Chambrier, plusieurs membres du gouvernement, des diplomates, d’anciens dignitaires, la famille du disparu ainsi que les députés de la 14e législature. La commémoration a également été marquée par le vernissage et la présentation officielle d’un ouvrage intitulé «Dans un ciel concorde, Georges Damas Aleka, un homme dans l’histoire du Gabon», consacré à l’illustre figure de la vie politique nationale.

Une source d’inspiration pour les générations présentes et futures

Archives de Georges Damas Aleka. © Presse de l’Assemblée nationale

Le président de l’Assemblée nationale a exprimé sa fierté d’accueillir cette commémoration. «La Représentation nationale est particulièrement honorée d’accueillir cette cérémonie en ses murs, en mémoire de cette grande personnalité de notre histoire commune, qui y exerça de hautes responsabilités, particulièrement celle de président de l’Assemblée nationale de 1964 à 1975», a-t-il affirmé. Il a ensuite salué l’engagement indéfectible de la personnalité historique. «Georges Damas Aleka appartient à cette génération d’hommes d’État qui ont contribué, avec engagement, responsabilité et conviction, à la construction et à la consolidation de notre Nation», a-t-il rappelé.

Au nom de tous les députés, Michel Régis Onanga M. Ndiaye a conclu par un hommage poignant à son illustre prédécesseur. «Je tiens à saluer, avec honneur et dignité, la mémoire d’un homme d’État d’exception, dont le parcours demeurera à jamais une source d’inspiration pour les générations présentes et futures», a-t-il déclaré.

Homme d’État, intellectuel et patriote

Georges Damas Aleka, né le 18 novembre 1902 à Libreville, fut une figure emblématique de la vie politique et culturelle gabonaise. Formé à Sainte-Marie puis au Congo belge et à Paris, il s’engage très tôt dans le syndicalisme et la lutte contre les inégalités raciales durant la période coloniale. Après une carrière dans le secteur bancaire et commercial, il devient diplomate à partir de 1959, occupant notamment les fonctions d’ambassadeur en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Allemagne. En 1964, il entre à l’Assemblée nationale et préside cette institution jusqu’en 1975.  Musicien, écrivain et poète, il marque également la culture gabonaise à travers ses œuvres littéraires et musicales. Il est notamment l’auteur de l’hymne national gabonais, “La Concorde”, symbole de l’unité nationale.

Marié et père de neuf enfants, Georges Damas Aleka s’est éteint le 4 mai 1982, laissant l’image d’un homme d’État, intellectuel et patriote ayant profondément marqué l’histoire du Gabon. À travers cette initiative, l’Assemblée nationale remet en exergue une page de l’histoire du Gabon, avec la solennité qu’elle impose.

 
GR
 

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