Avec un taux global de réussite au baccalauréat 2026 dépassant les 85%, le Gabon enregistre une nette progression par rapport à l’année 2025. Si ces résultats peuvent témoigner d’une performance encourageante du système éducatif, ils ouvrent surtout un nouveau chantier : l’orientation des nouveaux bacheliers, les capacités d’accueil dans le supérieur et l’adéquation des formations aux besoins du marché de l’emploi.

De jeunes bacheliers célébrant à Libreville, le 1er août 2026. © Facebook/Ephraïm MG

 

La session 2026 du baccalauréat au Gabon, après le second tour proclamé le 1er août, enregistre globalement 27 380 admis sur 31 695 candidats présents. Soit un taux global de réussite de 86,39%. Une meilleure performance qu’en 2025, où ce taux était de 78,48%. Pour le baccalauréat général, 23 886 candidats sont admis sur 27 909 présents, soit 85,59%. Parmi les 12 327 admissibles au second tour, 12 294 ont été reçus, contre 33 échecs, soit un taux de 99,73% pour les épreuves orales. Dans les filières technique et professionnelle, 3 494 candidats sont admis sur 3 786 présents, soit un taux de 92,29%. Au second tour, 1 102 admissibles sur 1 108 ont obtenu leur diplôme, soit un taux de réussite de 99,46%.

Là encore, bien plus qu’en 2025, où ces filières comptaient 3 285 admis sur 3 679 présents, soit 89,29%. Au niveau des provinces pour le baccalauréat général, la Nyanga enregistre 494 admis sur 540 candidats (91,48%). Le Haut-Ogooué affiche 90,54%, le Woleu-Ntem 89,64%, l’Ogooué-Lolo 88,74%, la Ngounié 87,70%, l’Ogooué-Maritime 85,02%, l’Ogooué-Ivindo 84,68%, l’Estuaire 84,29% et le Moyen-Ogooué 82,68%. « La proclamation définitive des résultats ouvre désormais la phase déterminante de l’orientation vers l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle », a déclaré la ministre de l’Éducation nationale, lors de la proclamation des résultats. 

Reste donc désormais le défi de l’orientation dans le supérieur face au casse-tête des capacités d’accueil, les contraintes budgétaires, ainsi que les formations proposées pour intégrer le marché de l’emploi. En clair, au-delà de la performance quasi historique de cette année, le véritable indicateur sera la capacité du pays à accueillir ses nouveaux bacheliers dans le supérieur, les orienter vers des formations pertinentes et leur permettre une insertion professionnelle durable. Camélia Ntoutoume Leclerq assure que le gouvernement veillera à assurer à chaque bachelier « un parcours cohérent avec ses aptitudes, ses aspirations et les besoins de développement de notre pays».

 
GR
 

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