L’Agence gabonaise de normalisation (Aganor) a lancé cette semaine une campagne nationale de contrôle des balances commerciales. Déjà déployée dans les communes de Libreville, Owendo et Akanda, l’opération vise à s’assurer de la conformité des instruments de pesage et, par ricochet, à protéger le pouvoir d’achat des consommateurs.

Des agents de l’Aganor sur le terrain (illustration IA). © GabonReview

 

La lutte contre la vie chère passe aussi par le contrôle des instruments de pesage. C’est dans cette optique que l’Agence gabonaise de normalisation (Aganor), sous la tutelle du ministère de l’Industrie et de la Transformation locale, a lancé une vaste campagne de contrôle des balances utilisées dans les commerces du Grand Libreville.

L’objectif affiché est double : éradiquer les pratiques frauduleuses liées à l’utilisation de balances non conformes et garantir aux consommateurs qu’ils paient le juste prix pour la quantité réellement achetée.

Trois tests pour vérifier les balances

Déjà engagés dans les communes de Libreville, Owendo et Akanda, les agents contrôleurs de l’Aganor soumettent les instruments de pesage à plusieurs vérifications techniques. «Cette opération consiste à vérifier la conformité des instruments de pesage, tels que les balances, par rapport à leur utilisation», a expliqué Jean-Noël Engohang Ondo, conseiller technique du directeur général de l’Aganor.

Pour établir cette conformité, les techniciens procèdent à trois essais : la justesse, la fidélité et l’excentration. Ces différents tests permettent de s’assurer que les balances utilisées dans les commerces respectent les exigences réglementaires en vigueur sur le territoire national. «Ces trois vérifications permettent de confirmer que l’instrument utilisé répond à la réglementation en vigueur sur le territoire national», a précisé le responsable.

Au-delà du contrôle technique, l’opération revêt ainsi une dimension économique et sociale, dans un contexte où la préservation du pouvoir d’achat constitue une préoccupation majeure.

Le juste poids contre la vie chère

Jean-Noël Engohang Ondo, conseiller technique du directeur général de l’Aganor. © Gabon 1ère (capture d’écran)

Pour l’Aganor, une balance défaillante ou volontairement faussée peut directement pénaliser le consommateur en lui faisant payer davantage pour une quantité moindre de produit.

«Ce genre d’exercice permet aussi de lutter contre la vie chère», a souligné Jean-Noël Engohang Ondo. «Lorsque nos mamans vont au marché pour acheter des denrées alimentaires, il faut qu’elles aient le prix exact par rapport au poids de ce qu’elles achètent», a-t-il ajouté.

Le contrôle des balances apparaît ainsi comme un maillon de la politique de lutte contre la vie chère. En veillant à la fiabilité des instruments de pesage, l’Aganor entend réduire les marges de fraude susceptibles de renchérir artificiellement le coût des produits vendus au poids.

Vert pour conforme, rouge pour non-conforme

Pour permettre aux consommateurs d’identifier facilement les instruments contrôlés, l’Aganor a instauré un système d’étiquetage à deux couleurs.

Une étiquette verte, portant l’année en cours, est apposée sur les balances déclarées conformes après vérification par les techniciens de l’Agence. À l’inverse, une étiquette rouge signale qu’un instrument ne satisfait pas aux exigences réglementaires et ne doit pas être utilisé.

«L’Aganor appose une étiquette verte avec l’année en cours qui signifie que cet instrument a été vérifié par le technicien de l’Aganor et que cet instrument est conforme», a indiqué Jean-Noël Engohang Ondo.

«Par contre, s’il y a une étiquette rouge, toujours apposée par l’Aganor, ça veut dire que cet instrument n’est pas conforme et ne doit pas être utilisé», a-t-il poursuivi.

Une campagne appelée à s’étendre aux provinces

Après le Grand Libreville, la campagne a vocation à se poursuivre dans les autres provinces du pays. L’Aganor entend ainsi étendre le contrôle des instruments de pesage aux différents espaces commerciaux afin de renforcer la protection des consommateurs sur l’ensemble du territoire.

Dans cette perspective, l’Agence invite les usagers à participer à l’effort de contrôle en prêtant attention aux étiquettes apposées sur les balances.

«Que les consommateurs soient vigilants pour leur bien-être, et pour leurs poches», a lancé le conseiller technique du DG de l’Aganor.

À travers cette opération, l’Aganor entend donc faire du contrôle métrologique un outil concret de lutte contre la fraude, mais également un levier de protection du pouvoir d’achat. Pour les consommateurs, la couleur de l’étiquette pourrait désormais constituer un premier réflexe avant de se fier au poids affiché sur une balance commerciale.

 
GR
 

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