Bassin du Congo : Oligui Nguema réclame un «partenariat juste» pour la préservation de la forêt gabonaise
Lors de la visite officielle du président français Emmanuel Macron au Gabon, le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a lancé un appel solennel depuis la Baie des Rois, lors d’une table ronde consacrée à la protection de la forêt du Bassin du Congo. Il a réitéré son plaidoyer ce mardi, alors qu’il prend part à Luanda au 7e sommet UE-Union africaine, regrettant que «le Gabon assume seul, sans compensation réelle, le coût de la préservation de sa forêt».

Brice Clotaire Oligui Nguema et Emmanuel Macron à la Baie des Rois, le 24 novembre 2025. © Communication présidentielle
Il faut que ça cesse ! Lundi 24 novembre 2025 à la Baie des Rois, à Libreville, Oligui Nguema a dénoncé l’injustice que subit son pays depuis des décennies dans ses efforts de préservation environnementale. Ce mardi, alors qu’il prend part à Luanda (Angola) au 7e sommet Union européenne-Union africaine sur la promotion de la paix et de la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif, il a réitéré sur Facebook son appel à l’endroit des grandes puissances considérées comme les plus gros pollueurs. «Depuis plus de cinquante ans, le Gabon assume seul, sans compensation réelle, le coût de la préservation de sa forêt», a-t-il rappelé, soulignant que ce patrimoine est «essentiel pour l’équilibre climatique mondial».
Le président gabonais a insisté sur les sacrifices économiques consentis par son pays pour protéger la deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l’Amazonie. «Oui, nos partenaires nous accompagnent, mais cet appui reste très en dessous de ce qu’exigent les responsabilités que nous portons. Aujourd’hui, je le dis sans détour, cette situation n’est plus tenable», a-t-il martelé.
De la parole aux actes face à un enjeu mondial
Dans son message, Oligui Nguema a appelé à un changement radical dans la coopération internationale. Il appelle à «moins de déclarations, plus d’actions ; moins de gestes symboliques, plus de coopération active».
Le Gabon, a-t-il précisé, ne cherche pas de faveurs, mais des engagements tangibles capables de transformer la préservation de ses forêts en levier de développement. «Nous ne demandons pas la charité, nous exigeons un partenariat juste, équilibré et à la hauteur des sacrifices que notre nation consent depuis cinq décennies pour le bien de la planète.»
Ce plaidoyer intervient dans un contexte où la forêt du Bassin du Congo est reconnue comme un puits de carbone majeur, vital pour la lutte contre le réchauffement climatique. Le Gabon, qui abrite une part importante de cette forêt, réclame désormais que ses efforts soient traduits en bénéfices concrets pour ses populations, notamment en matière d’emplois, de revenus pour les jeunes et les femmes, et de développement des communautés rurales.
La présence d’Emmanuel Macron à Libreville, et le geste symbolique du planting d’un arbre à la Baie des Rois, donnent une résonance particulière à cet appel. Reste à savoir si la communauté internationale saura répondre à l’exigence de «coopération active» formulée par le président gabonais.
















1 Commentaire
Qui écrit les discours de Brice Clotaire Oligui ?
Ce président a -t-il vraiment des conseillers, en Communication, en Politique, Géopolitique et sur la notion de souveraineté ?
Qu’il reconnaisse Macron comme son frère de la Franc-maçonnerie (vue sa posture et ses paroles.) cela ne nous concerne pas. Mais n’a-t-il pas remarquer que Macron ne le considère pas comme étant son frère ? Pourquoi s’entête -t-il à plaire alors qu’il est président par la seule volonté des Gabonais ?
Ce n’est pas en appelant Macron. Frère. Ni en formant une équerre avec sa main droite (dans la fente de sa veste.) lorsqu’il attendait Macron sur le tapis rouge. Croyant ainsi attirer l’attention d’un de Président vomi par son peuple et qui perd sa guerre contre l’Ukraine et au Sahel ?
Que Oligui ait enfin le courage d’assumer publiquement son Camp.
On ne peut pas servir Dieu et Mamon.
Et que Oyima ne rêve pas que France l’imposerait au pouvoir au Gabon comme elle l’a fait pour Ouattara en Côte d’Ivoire. Nous l’avons à l’œil il ne réussira pas.