Après deux jours d’intenses travaux à Libreville, l’atelier national de validation de la Stratégie et du Plan d’action nationaux pour la biodiversité (SPANB) s’est achevé le 21 juillet 2026. Les experts ont finalisé les dernières propositions techniques avant la transmission du document au gouvernement, une étape décisive vers la mise en œuvre des engagements du Gabon en faveur de la préservation de la biodiversité.

Le secrétaire général du ministère de l’Environnement, Delphin Mapaga (micro), clôturant les travaux de l’atelier, le 21 juillet 2026. © GabonReview

 

L’atelier national de validation de la Stratégie et du Plan d’action nationaux pour la biodiversité (SPANB) a pris fin, mardi 21 juillet 2026 à Libreville, au terme de deux journées de concertation ayant réuni experts, administrations publiques, partenaires techniques et financiers ainsi que représentants de la société civile. Les participants se sont dits satisfaits des résultats obtenus, après un examen approfondi du document appelé à orienter les politiques nationales de conservation de la biodiversité.

Au cours de cette seconde et dernière journée, les cinq groupes de travail ont poursuivi l’analyse du plan d’action afin d’affiner les différentes propositions. Les échanges ont notamment porté sur les activités à mener, les cibles à atteindre, les indicateurs de suivi et l’ensemble de la chaîne de mise en œuvre. «Tout au long de cette seconde journée, la dernière de l’atelier, il a été question de poursuivre les travaux dans les cinq groupes. Les travaux consistaient à amender, à valider les propositions qui ont été faites au niveau du plan d’action. Il fallait revoir les activités en lien avec les cibles, voir les indicateurs et voir toute la chaîne de projection. C’est ce à quoi se sont attelés les différents experts pour reformuler là où il y avait besoin de reformulation», a expliqué Aimé Serge Mibambani Ndimba, point focal de la Convention sur la diversité biologique.

En clôturant les travaux, le secrétaire général du ministère de l’Environnement, Delphin Mapaga, a salué la qualité des contributions tout en rappelant que la validation technique du document ne constitue qu’une première étape. Selon lui, le véritable défi réside désormais dans son application effective sur le terrain. «En effet, un plan d’action ne vaut que par la réalité de son exécution sur le terrain. Dès lors, j’instruis l’équipe de coordination à intégrer vos dernières observations pour finaliser la version définitive qui sera soumise à l’approbation du gouvernement avant de formellement lancer les étapes opérationnelles», a-t-il déclaré.

Les prochaines étapes

La coordonnatrice de la stratégie, Tsayi Mouvagha, a, pour sa part, détaillé le calendrier des prochaines échéances. Il s’agira d’abord d’intégrer l’ensemble des recommandations formulées par les différentes parties prenantes afin de consolider le document, avant sa présentation au gouvernement pour validation officielle. «Ensuite, une présentation pour une validation officielle par le gouvernement. Après ça, une transmission au secrétariat de la Convention sur la diversité biologique», a-t-elle indiqué. Elle a précisé que la quatrième étape sera consacrée à la vulgarisation de la stratégie auprès des administrations, du secteur privé, des populations et de la société civile, avant son déploiement opérationnel sur l’ensemble du territoire.

Plus qu’un document de planification, cette nouvelle Stratégie et ce Plan d’action nationaux pour la biodiversité constituent la feuille de route du Gabon pour traduire en actions concrètes les objectifs du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. Elle devra guider les politiques publiques et renforcer les efforts du pays en matière de protection des écosystèmes, de gestion durable des ressources naturelles et de préservation de son exceptionnel patrimoine biologique.

 
GR
 

0 commentaire

Be the first one to leave a comment.

Post a Comment