Représenté par le ministre délégué chargé du Budget, Marc Abeghe, et par l’ambassadeur Régis Immongault, représentant permanent auprès de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), le Gabon a pris part, le 15 juillet à Bruxelles, aux travaux du Bureau du Conseil des ministres de l’organisation. Une rencontre stratégique organisée en prélude à la 121e session ministérielle et consacrée aux réformes institutionnelles, à la mise en œuvre de l’Accord de Samoa et au renforcement du rôle de l’OEACP sur la scène internationale.

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, Marc Abeghe,  et l’ambassadeur Régis Immongault, le 15 juillet 2026, à Bruxelles. © D.R.

 

En sa qualité de coordonnateur de la région Afrique centrale et de membre du Bureau du Conseil des ministres de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), le Gabon a participé activement, mercredi 15 juillet à Bruxelles, à la réunion préparatoire à la 121e session ministérielle de l’organisation.

Conduite par Marc Abeghe, ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé du Budget, la délégation gabonaise comptait également l’ambassadeur Régis Immongault, représentant permanent du Gabon auprès de l’OEACP. Les autorités gabonaises ont ainsi réaffirmé leur attachement au renforcement du dialogue entre les États membres et à la consolidation du rôle politique et institutionnel de l’organisation.

Un appel à accélérer les réformes

Présidée par Seedy K. M. Keita, ministre des Finances et des Affaires économiques de la Gambie, la réunion du Bureau a permis d’aborder plusieurs dossiers jugés prioritaires pour l’avenir de l’organisation. Les participants ont notamment insisté sur la nécessité «d’accélérer la mise en œuvre de la Déclaration de Malabo et de l’Accord de Samoa», tout en poursuivant les réformes institutionnelles engagées.

Les échanges ont également porté sur la viabilité financière de l’OEACP et sur son repositionnement stratégique dans un contexte international marqué par de profondes mutations géopolitiques et économiques.

Dans cette perspective, le secrétaire général de l’organisation, Moussa Saleh Batraki, a rappelé «la responsabilité collective des États membres, la mobilisation des ressources et la nécessité de bâtir une Organisation plus performante, plus crédible et davantage orientée vers les résultats».

Le Gabon plaide pour une gouvernance plus inclusive

Seedy K. M. Keita, ministre des Finances et des Affaires économiques de la Gambie (à droite), et Marc Abeghe. © D.R.

Au cours des travaux, la délégation gabonaise a exprimé son soutien aux orientations défendues par le Bureau du Conseil des ministres. Elle a notamment salué les avancées enregistrées en faveur d’une gouvernance «plus inclusive», reposant sur une concertation renforcée entre les coordinations régionales, les États membres et le secrétariat général.

Cette participation s’inscrit dans le rôle particulier joué par le Gabon au sein de l’organisation, le pays assurant actuellement la coordination de l’Afrique centrale. À travers la présence conjointe du ministre délégué Marc Abeghe et de l’ambassadeur Régis Immongault, Libreville entend continuer à peser dans les réflexions stratégiques relatives à l’avenir de l’OEACP.

Une diplomatie tournée vers le multilatéralisme

Selon le compte rendu publié par Régis Immongault sur le réseau social X, cette implication traduit «l’engagement constant du Gabon en faveur d’un multilatéralisme efficace et d’une coopération internationale porteuse de solutions concrètes».

La représentation permanente du Gabon auprès de l’OEACP affirme ainsi poursuivre ses efforts pour «défendre les intérêts du Gabon, promouvoir les priorités de l’Afrique centrale et contribuer activement aux réflexions stratégiques qui façonnent l’avenir de l’Organisation».

Cette démarche s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait du rayonnement diplomatique du Gabon et du renforcement de sa présence au sein des organisations internationales des axes majeurs de son action extérieure.

 
GR
 

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