BTP, raffinage, eau, électricité : +38,9% sur un an, mais des performances très contrastées au premier trimestre 2026
Au premier trimestre 2026, les activités essentielles ont connu une évolution contrastée, selon la dernière Note de conjoncture sectorielle de la Direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale. Si le tableau d’ensemble reste tiré vers le haut, sur un an, avec une croissance vigoureuse de 38,9%, le mouvement trimestriel traduit une «relative morosité». Ce, d’autant plus que l’indice composite s’est, en effet, contracté de 0,6%, malgré «la bonne dynamique observée dans le secteur des BTP».

Au Gabon, le BTP demeure le principal moteur de résistance de l’activité, avec une hausse de 7,7% de son chiffre d’affaires au premier trimestre 2026. © Facebook/GADeveloppement
Le premier trimestre 2026 a confirmé les fragilités persistantes des activités essentielles de l’économie gabonaise, malgré la résilience affichée par le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). La dernière Note de conjoncture sectorielle de la Direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale du ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations indique que «l’activité a affiché une relative morosité» et «en glissement trimestriel, l’indice composite s’est contracté de 0,6%, en dépit de la bonne dynamique observée dans le secteur des BTP». En revanche, la comparaison avec le premier trimestre 2025 demeure largement favorable, l’activité enregistrant une progression de 38,9 %, une évolution «toujours portée par le dynamisme des BTP».
Dans le raffinage, l’activité a reculé de 1,7% par rapport au trimestre précédent. Le fléchissement est avant tout lié à des contraintes d’approvisionnement en matières premières. La Note souligne ainsi que ces difficultés ont «limité les performances industrielles de l’usine», révélant la dépendance persistante du secteur aux conditions de la chaîne d’approvisionnement et à la régularité des flux d’intrants. Sur un plan plus large, ce repli, bien que modéré, rappelle que le raffinage reste sensible aux perturbations logistiques et aux aléas industriels, dans un contexte où la demande intérieure en carburants demeure stratégique.
Le secteur de l’électricité a connu la plus forte dégradation du trimestre, avec une baisse de 13,2%
Le secteur de l’électricité a, lui, connu la plus forte dégradation du trimestre, avec une baisse de 13,2%, en glissement trimestriel. Cette contraction s’explique par «les nombreuses avaries ayant affecté l’outil de production», aggravées par «l’insuffisance des ressources allouées à la maintenance» ; conséquence directe, la période a été marquée par d’importants délestages. Dans le même temps, la production d’eau a légèrement fléchi de 0,4%, pénalisée par des perturbations récurrentes de l’outil de production, elles-mêmes provoquées par les coupures d’électricité et par plusieurs incidents techniques, dont des fuites de garnitures mécaniques sur les groupes et des avaries sur les pompes de reprise.
À l’inverse, le BTP demeure le principal moteur de résistance de l’activité, avec une hausse de 7,7% de son chiffre d’affaires au premier trimestre 2026. Certes, ce résultat marque un net ralentissement par rapport au trimestre précédent, mais il reste porté par la poursuite de chantiers dans les infrastructures routières, les ouvrages d’art, l’énergie, notamment un barrage hydroélectrique et les complexes administratifs. La Note attribue toutefois ce ralentissement à l’achèvement de projets d’envergure, dont le Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie.















0 commentaire
Be the first one to leave a comment.