La salle de conférence du ministère de la Culture et des Arts a accueilli, le 17 juillet à Libreville, la première édition du Café politique Ogivin. Portée par la jeunesse de l’Ogooué-Ivindo et parrainée par le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, la rencontre a réuni les fils et filles des quatre départements du G6 autour d’une ambition affichée : convertir le débat public en engagements concrets et vérifiables.

La jeunesse ogivine massivement mobilisée pour la première édition du Café politique Ogivin, au ministère de la Culture et des Arts. © GabonReview

 

Placée sous le thème «Ogooué-Ivindo en plein essor : enjeux et perspectives de la jeunesse ogivine dans la Ve République», cette première édition a rassemblé autorités locales et nationales, experts sectoriels et partenaires techniques et économiques. Aux côtés du parrain de l’événement figurait notamment Prisca Koho, ancienne membre du gouvernement et fille de la province.

De la tribune à la photo de famille : images de la première édition du Café politique Ogivin, le 17 juillet à Libreville. © GabonReview

Articulés autour du triptyque «débattre, comprendre et agir», les échanges se sont déployés en quatre panels : l’impact de la vision stratégique du chef de l’État dans l’Ogooué-Ivindo, la filière forêt-bois, l’entrepreneuriat des jeunes, puis le transport terrestre et la formation professionnelle. Autant de thématiques animées par des cadres issus de la province, parmi lesquels Germain Biahodjow, Christian Tchemambela, directeur général de Trans’Urb, Simplice Nteme, ingénieur et ancien directeur général des Eaux et Forêts, Guy Nesty Ebobo, expert en formation professionnelle, et l’entrepreneure Leatitia Bitsiri Helbig.

La politique comme « art essentiel »

Ouvrant la série des allocutions, le coordinateur général du Café politique Ogivin, Therence Richepin Moahindji, a situé le sens d’une rencontre «conçue pour répondre aux défis historiques qui nous concernent tous». À ses yeux, la politique ne saurait se réduire à une théorie confinée aux manuels ou aux institutions : elle est «un art essentiel pour façonner l’avenir d’une communauté».

Plaidant pour un dialogue ouvert, respectueux et constructif, il a rappelé que «ce café politique représente une occasion unique d’échange», avant d’exhorter la jeunesse présente à s’impliquer activement pour se constituer en force de propositions.

Germain Biahodjow plaide pour un leadership collectif

Saluant l’initiative de la jeunesse de sa province, le parrain de cette première édition a souhaité que ce type de rencontre connaisse un «début et une succession», en veillant à y associer l’ensemble des acteurs de la province. Pour le membre du gouvernement, «l’impact de la politique républicaine et sociale du président Brice Clotaire Oligui Nguema s’invite à notre débat».

«Je sais que vous vous posez cette question : qu’est-ce que l’Ogooué-Ivindo gagne, qu’espère-t-elle gagner ou que doit-elle gagner ? La réponse dépend des Ogivins. Mais elle dépend surtout du genre de leadership que nous voulons. Moi, je milite pour un modèle de leadership collectif. Un collectif qui réunit plusieurs énergies, chacun dans son rôle, et qui doit créer des passerelles pour des connexions, parce qu’un seul doigt ne peut pas laver la figure. C’est de ce genre de leadership que l’Ogooué-Ivindo a besoin pour son développement», a-t-il développé.

Éclairer la décision publique, avec Belinga en ligne de mire

Au-delà des échanges, les organisateurs entendent produire des livrables : analyses documentées, lecture lucide des avancées et des insuffisances dans chaque domaine, recommandations hiérarchisées et adaptées aux capacités institutionnelles du territoire, propositions directement exploitables par les autorités provinciales et nationales. S’y ajoutent des pistes de partenariat entre jeunesse, collectivités locales, opérateurs économiques et organisations non gouvernementales, ainsi que des orientations utiles à la décision publique, à l’approche du cycle budgétaire 2027 et des échéances électorales locales de 2026-2027.

Sur le fond, les différents panels ont convergé vers une même exigence : les richesses de la province doivent bénéficier à sa population, et d’abord à sa jeunesse. D’où l’appel unanime des panélistes à investir le champ de la formation, en particulier dans la perspective de l’exploitation du gisement de fer de Belinga, appelé à générer de nombreux emplois dans des domaines variés.

 
GR
 

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