Campus Mbongi : les organisateurs affinent le programme avant le démarrage des enseignements
Après l’ouverture officielle le 24 juillet dernier de la deuxième édition du Campus Mbongi, les organisateurs ont réuni, le lundi 27 juillet 2026, étudiants, enseignants et partenaires au Centre d’études et de renforcement des capacités de la CEEAC à Libreville pour une réunion de cadrage. L’objectif était d’harmoniser le programme des deux semaines de formation, qui alternera enseignements théoriques et immersions de terrain afin de former une nouvelle génération de chercheurs capables de valoriser les langues, les savoirs endogènes et leur contribution à la préservation de la biodiversité en Afrique centrale.

Les organisateurs du Campus Mbongi déclinant le programme de cet évènement, le 27 juillet 2026 à Libreville. © GabonReview
Au lendemain de l’ouverture officielle de la deuxième édition du Campus Mbongi, les organisateurs ont tenu, le lundi 27 juillet, une réunion de cadrage au Centre d’études et de renforcement des capacités de la CEEAC à Libreville. Cette rencontre a permis d’harmoniser le programme des deux semaines de formation, qui réunissent des étudiants des onze États membres de la CEEAC autour des thématiques de la bioculture, des langues et des savoirs endogènes.
La réunion de cadrage a rassemblé étudiants, enseignants et organisateurs afin de préparer le lancement effectif des enseignements. Le coordonnateur international du réseau Bantuphonie, le Dr Fabrice Agyune Ndone, a expliqué que cette étape était indispensable en raison de l’arrivée progressive des participants. «Cette journée était importante pour faire connaissance les uns les autres, revoir le programme et s’accorder sur le déroulé de l’école d’été, parce que ça va aller très vite à partir de demain», a-t-il déclaré. Il a également précisé que les communications initialement prévues lundi après-midi ont été reportées afin de permettre à tous les intervenants de démarrer les activités dans les meilleures conditions au Cap Estérias.
Les enseignements débuteront par une semaine de cours théoriques consacrés aux notions de bioculture, de langues, de savoirs endogènes et d’écologie, avant une immersion sur le terrain. «À partir du 1er août, nous allons nous déployer du côté du parc de Pongara où les enseignants et les étudiants pourront collecter des informations auprès des populations locales sur le rapport qu’elles entretiennent avec leur environnement», a indiqué le Dr Fabrice Agyune Ndone. L’équipe se rendra ensuite à Donguila et à Mfoulayong pour poursuivre les enquêtes de terrain. Selon lui, «l’objectif est de susciter l’intérêt des étudiants pour ces questions de bioculture et de former des spécialistes capables de montrer l’apport des langues locales et des savoirs traditionnels dans la préservation de la biodiversité».
Développer la circulation des savoirs en Afrique centrale

Une vue de la salle. © GabonReview
Pour David Blaise Ossene, directeur de l’Éducation, de la Culture et du Développement technologique de la Commission de la CEEAC, le Campus Mbongi constitue un instrument important de l’intégration régionale. «Le Campus Mbongi est un programme qui vise à développer la circulation des savoirs en Afrique centrale», a-t-il affirmé. Il a rappelé que cette édition réunit des étudiants issus des onze États membres de la CEEAC, encadrés par des enseignants de renommée internationale venus notamment de France, de Belgique et du Brésil. «Nous voulons apprendre à ces étudiants à parler de manière scientifique d’écologie, de savoirs endogènes et de nos cultures», a-t-il souligné.
Au-delà de la formation, les organisateurs ambitionnent de bâtir un véritable réseau scientifique ‘’afro-centralienne’’. «Il ne s’agit pas de faire de l’entre-soi, mais de montrer comment la science, l’éducation et le développement technologique permettent aux Afro-centraliens d’entrer en dialogue avec le reste du monde», a insisté David Blaise Ossene. Le responsable de la CEEAC a annoncé que le Campus Mbongi a vocation à devenir itinérant. «Cette année, nous sommes à Libreville. L’année prochaine, nous pensons nous retrouver au Cameroun, puis au Congo, afin que l’Afrique centrale devienne une véritable communauté de savoirs partagés», a-t-il conclu.















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