CEEAC : Libreville au cœur du renforcement de l’architecture juridique de l’Afrique centrale
Libreville a accueilli, le 6 juillet, la cinquième Session ordinaire du Comité technique spécialisé Justice et Affaires juridiques de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Rencontre stratégique, présidée notamment par le ministre gabonais de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Émane, elle était consacrée à la consolidation du socle juridique de l’intégration régionale. Réunis au siège de l’organisation communautaire, les ministres de la Justice, les experts et les représentants des institutions de la CEEAC ont engagé un examen approfondi des textes destinés à moderniser la gouvernance juridique de l’espace communautaire.

Les ministres de la Justice des États membres, ainsi que des responsables institutionnels, dont le ministre gabonais de la Justice, Augustin Émane, lors du Comité technique spécialisé de la CEEAC. © D.R.
La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a tenu, le 6 juillet, à Libreville, les travaux de la cinquième session ordinaire de son Comité technique spécialisé Justice et affaires juridiques. Une étape jugée importante dans la consolidation de l’architecture juridique régionale. Cette rencontre de haut niveau a accueilli, au siège de l’organisation, les ministres de la Justice des États membres, ainsi que des responsables institutionnels, dont le ministre gabonais de la Justice, Augustin Émane, et son homologue de Guinée équatoriale, Simon Ngomo Mibuy. Elle s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’intégration régionale à travers le droit, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et juridiques croissants.
À l’ouverture de ces assises, Augustin Émane a rappelé que les pays de la CEEAC demeurent résolument engagés dans «le renforcement de l’État de droit, la consolidation des institutions communautaires et l’approfondissement de l’intégration régionale». Des objectifs qui traduisent «la volonté commune de bâtir un espace communautaire fondé sur la sécurité juridique, le respect des principes de bonne gouvernance, la promotion des droits de l’homme et sur une coopération judiciaire efficace». Pour le ministre gabonais, cette ambition passe nécessairement par la mise en place d’un cadre juridique moderne, cohérent et harmonisé, capable d’accompagner les mutations politiques, économiques et sécuritaires que connaît l’Afrique centrale.
Renforcer la capacité de la Communauté à répondre efficacement aux attentes des populations

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Les échanges ont ainsi porté sur l’examen méthodique des projets de décisions, de règlements et de textes d’application élaborés par les experts des États membres. Les ministres présents ont évalué ces propositions à l’aune de leur conformité aux traités et aux textes fondamentaux de la CEEAC, tout en appréciant leur pertinence face aux défis liés à la criminalité transnationale organisée, au terrorisme, à la cybercriminalité, aux flux financiers illicites, aux migrations, aux conflits ainsi qu’à la protection des droits fondamentaux. Cette session vise donc à renforcer la capacité de la Communauté à répondre efficacement aux attentes des populations et à accompagner les ambitions d’intégration régionale.
La rencontre, marquée par la présence du ministre de la Justice, du Culte et des Droits humains de la Guinée équatoriale, Simon Ngomo Mibuy, président de la Commission, ainsi que de Marcel Mapangou Moussadji, commissaire chargé des Affaires politiques, de la Paix et de la Sécurité, représentant le président de la Commission, a réaffirmé la vision commune des États membres. Tous ont insisté sur la nécessité de poursuivre l’édification d’un ordre juridique communautaire solide, garant d’une CEEAC plus stable, plus juste et plus intégrée. Une ambition qui repose sur la conviction partagée que le droit demeure le principal outil pour faire de l’Afrique centrale un espace de paix, de sécurité, de prospérité et de coopération entre les États.















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