L’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB) a lancé, le 9 mai dans le 4e arrondissement de Libreville, sa tournée d’implantation des structures de base dans l’Estuaire. Pilotée par son secrétaire général, Mays Mouissi, cette opération marque une nouvelle phase de l’enracinement territorial du parti fondé par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, avec l’ambition de renforcer son organisation et son influence au plus près des populations.

Le Secrétaire général de l’UDB, Mays Mouissi, haranguant les foules lors du meeting du 4e arrondissement de Libreville. © GabonReview

 

Devant des militants, responsables d’arrondissement et cadres politiques, le Secrétaire général de l’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB), Mays Mouissi, a donné le ton, le samedi 9 mai, d’une campagne d’implantation des structures de base de son écurie politique, placée sous le signe de la proximité, de l’organisation de terrain et de la consolidation politique autour du président fondateur, Brice Clotaire Oligui Nguema. Et au 4e, il a insisté sur le rôle stratégique de cet arrondissement, présenté comme «une terre de l’UDB».

Appel aux militants à «éviter les divisions et les querelles inutiles»

Clichés de la journée de l’UDB dans le 4e arrondissement de Libreville. © GabonReview

Au cœur de cette opération politique, l’installation des délégations d’arrondissement, de sièges et de quartiers. Elle vise particulièrement à structurer le maillage territorial du parti et à lui donner une envergure plus que nationale. Le Secrétaire général a, dès lors, fixé une feuille de route précise aux nouveaux responsables installés. «Dans les 30 prochains jours, chaque quartier du quatrième arrondissement doit avoir au moins une délégation de quartier», a-t-il prescrit.

Au-delà de la mobilisation, l’UDB entend transformer ses relais de terrain en courroies de transmission entre les populations et les sphères de décision. «C’est vous qui devez faire remonter les problèmes que nos compatriotes rencontrent dans le quartier», a martelé Mays Mouissi, citant notamment «le chômage, la précarité, l’oisiveté, les établissements qui nécessitent d’être modernisés ou les routes défoncées».

La cérémonie a également été marquée par une transition à la tête de la délégation du 4e arrondissement. Le délégué sortant, Issa Malam Salatou, a annoncé son retrait au profit d’une nouvelle génération, conformément aux orientations du Secrétariat général. «J’ai décidé de me retirer,… en tenant compte des instructions sur le rajeunissement des équipes», a-t-il expliqué. Il a revendiqué un bilan électoral positif avec l’obtention d’un siège de député, de dix conseillers municipaux et de plusieurs postes dans l’exécutif municipal. Son successeur, Brice Saba Saba, a promis d’exercer ses fonctions «avec loyauté, humilité, engagement et détermination». Il a appelé les militants à «éviter les divisions et les querelles inutiles».

L’UDB entend ainsi consolider son influence dans les quartiers

Les difficultés sociales ont occupé une place centrale dans les échanges. Le Commissaire politique de l’UDB, élite du 4e arrondissement, Sévérin Pierre Ndong Ekomie, a dressé un tableau sans détour de la situation vécue par de nombreux militants. «Parmi ces hommes et femmes, plusieurs sont diplômés, plusieurs sont au chômage», a-t-il lancé, évoquant «une pression insupportable» dans les quartiers populaires. Il n’a pas Òmanqué de saluer l’ascension des responsables issus de milieux modestes, en fustigeant le fait qu’«on nous a fait croire qu’il fallait être l’enfant de quelqu’un pour avoir une fonction au Gabon». Même son de cloche chez le Conseiller stratégique national de l’UDB, Séraphin Moundounga, qui a reconnu que «le chômage frappe les jeunes et les femmes dans tout le pays». Il a, pour sa part, invité les militants à la patience. «La politique n’est pas une course de vitesse, c’est une course d’endurance», a-t-il fait savoir.

Cette première étape dans l’Estuaire a permis à l’UDB de réaffirmer son discours sur la «reconstruction» du Gabon et la défense des réformes institutionnelles engagées depuis la Transition. De ce fait, Séraphin Moundounga a notamment insisté sur la nécessité de promouvoir la nouvelle Constitution et le Code de la nationalité, présentés comme des instruments de souveraineté destinés à protéger les «fonctions stratégiques» de l’État. «Il faut relayer cela sur le terrain et dans les réseaux sociaux», a-t-il demandé aux jeunes, très connectés. Entre implantation militante, encadrement politique et réponse aux attentes sociales, l’UDB entend ainsi consolider son influence dans les quartiers, en préparant une présence durable sur l’ensemble du territoire national. Les installations vont se poursuivre dans plusieurs autres localités de l’Estuaire.

 
GR
 

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