Compagnie nationale de transport : le gouvernement annonce le maintien des 1 294 emplois de Sogatra et Trans’Urb
Si le gouvernement prévoit, dès septembre prochain, le lancement des activités de la Compagnie nationale de transport (CNT), il assure que la nouvelle société publique issue de la restructuration de Sogatra et Trans’Urb, entend également préserver les 1 294 emplois existants, apurer progressivement les arriérés de salaires et instaurer une gouvernance plus rigoureuse pour s’émanciper, à la longue, des subventions de l’État.

Dans le cadre dulancement de la CNT, le gouvernement prévoit de maintenir les 1 294 emplois issus de la Sogatra et de Trans’Urb. © D.R.
À l’occasion d’une séance de travail, le ministre d’État aux Transports, Ulrich Manfoumbi, a récemment présenté au vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, l’état d’avancement de la Compagnie nationale de transport (CNT), dont les activités devraient démarrer à la rentrée scolaire de septembre. Financée majoritairement par les ressources de l’État, la nouvelle entité entend reprendre le flambeau de la Société gabonaise de transport (Sogatra) et de Trans’Urb, avec l’ambition de renforcer la mobilité des populations et de désenclaver certaines localités de l’intérieur du pays.
L’un des principaux engagements annoncés au cours de cette rencontre concerne les personnels des deux anciennes sociétés. Le gouvernement prévoit en effet de maintenir les 1 294 emplois, soit 716 issus de la Sogatra et 578 de Trans’Urb. Une mesure qui s’accompagnera d’un plan progressif d’apurement de la dette salariale accumulée par les anciennes structures. L’objectif étant de permettre à la CNT de démarrer sur des bases saines.
À terme, les effectifs de la nouvelle compagnie pourraient atteindre environ 2 900 agents. Les recrutements supplémentaires seront toutefois effectués progressivement, en fonction des besoins opérationnels et de l’évolution des activités.
Une gouvernance plus rigoureuse

Un moment de la séance de travail chez le VPG. © D.R.
Au-delà de la reprise des activités, l’exécutif entend tirer les leçons des difficultés ayant affecté les anciennes sociétés publiques de transport. Le fonctionnement de la CNT reposera ainsi sur un renforcement des capacités et une gouvernance particulièrement rigoureuse, avec pour objectif d’améliorer la performance et la viabilité de l’entreprise.
Cette orientation doit également permettre à la compagnie de réduire progressivement sa dépendance aux subventions publiques. En plus du transport de voyageurs, la CNT prévoit d’investir les segments du transport de marchandises et du transport des produits pétroliers.
La diversification des activités doit contribuer à accroître les recettes et, à terme, permettre à la compagnie de parvenir à une plus grande autonomie financière.
32 lignes urbaines et 7 liaisons interurbaines
Pour son déploiement, la CNT prévoit un réseau de 32 lignes dans le Grand Libreville et de sept lignes interurbaines reliant plusieurs villes de l’intérieur du pays. Les tarifs annoncés pour les liaisons interurbaines sont fixés à 5 000 francs CFA pour Lambaréné, 8 000 francs CFA pour Mouila, 12 000 francs CFA pour Oyem et Tchibanga, et 13 000 francs CFA pour Makokou et Bitam.
Dans le Grand Libreville, le ticket unitaire sera vendu à 200 francs CFA, quelle que soit la distance parcourue. Un ticket journalier à 1 000 francs CFA permettra également aux usagers d’effectuer plusieurs trajets au cours d’une même journée. Des formules mensuelles sont également prévues, avec un pass urbain à 17 000 francs CFA, un pass élèves à 5 000 francs CFA, un pass étudiants à 8 000 francs CFA et un pass destiné aux personnes vulnérables à 3 000 francs CFA.
Si ce réseau cible à terme plusieurs dizaines de lignes, le démarrage sera progressif. Huit lignes et 45 bus sont annoncés pour la rentrée de septembre, avant une montée en puissance du dispositif.
La CNT veut ainsi renouer avec une présence structurée de l’État dans le secteur des transports publics, tout en proposant une offre accessible au plus grand nombre. À travers le maintien des emplois, l’apurement progressif des salaires impayés, la diversification des activités et le renforcement de la gouvernance, le gouvernement entend surtout éviter que la nouvelle compagnie ne reproduise les difficultés ayant marqué ses devancières.















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