À Libreville, Samb’a Assurance a officiellement lancé, le 30 juillet, le premier contrat d’assurance agricole du Gabon. Baptisé « Samb’a Exploitation Agricole » et décliné sous l’offre « Couverture des cultures », ce produit vise à protéger les exploitations contre les principaux risques climatiques et sanitaires tout en facilitant l’accès des producteurs aux financements bancaires. La Société coopérative agricole et fermière en est le premier souscripteur.

Poignée de main entres les signataires lors de la cérémonie. © GabonReview

 

Le marché gabonais de l’assurance s’est enrichi, jeudi 30 juillet 2026, d’un nouveau produit destiné au secteur agricole. Réunis au siège de Samb’a Assurance à Libreville, les responsables de la compagnie, des représentants de l’administration, du secteur bancaire et du monde agricole ont procédé à la signature du premier contrat d’assurance agricole jamais commercialisé au Gabon.

Baptisé « Samb’a Exploitation Agricole », ce contrat, lancé sous l’offre « Couverture des cultures », entend répondre à une difficulté récurrente des exploitants : l’absence de couverture des risques, souvent considérée comme un frein à l’obtention de financements auprès des établissements bancaires.

Un levier pour le financement des exploitations

Destiné aux agriculteurs, coopératives et exploitations agricoles, le contrat couvre cinq risques majeurs : la sécheresse, les ravageurs et maladies incontrôlables, les inondations, les incendies ainsi que les tempêtes et vents violents. Il s’applique aux cultures maraîchères, vivrières et fruitières.

Pour le président-directeur général de Samb’a Assurance, Dr Andrew Gwodog, cette innovation dépasse le simple cadre assurantiel. « Avec Samb’a Exploitation Agricole, notre ambition est simple : faire de l’assurance agricole un outil de souveraineté alimentaire, participant au développement économique du pays », a-t-il déclaré.

Premier client de cette nouvelle offre, la Société coopérative agricole et fermière (Socaf) prévoit d’exploiter dix hectares dans la commune de Ntoum. Son promoteur, Jean Robert Edane, estime que cette couverture répond à une attente de longue date. « La couverture des risques climatiques et sanitaires est une condition sérieuse pour tout exploitant qui souhaite se professionnaliser et accéder au financement. Samb’a apporte une réponse concrète à un besoin que nous portions depuis plusieurs saisons », a-t-il affirmé.

Une innovation saluée par le régulateur et appuyée par des partenaires spécialisés

Photo de famille au terme de la cérémonie. © GabonReview

Présente à la cérémonie, la directrice nationale des Assurances, Marie Mireille Céline Koumbat Doumbeneny, a salué une initiative qu’elle considère comme une avancée pour le secteur.

« Samb’a Exploitation Agricole constitue une innovation sur le marché gabonais de l’assurance. La Direction nationale des Assurances se tient disponible pour accompagner ce type d’initiative, comme tout acteur du secteur, dans le cadre de ses missions de supervision », a-t-elle déclaré, estimant que l’assurance agricole représente désormais « un levier essentiel pour le développement durable de notre agriculture ».

Le lancement de ce produit s’inscrit dans un dispositif associant plusieurs partenaires, notamment la Banque commerciale d’épargne et de crédit (BCEG), chargée du financement des projets, ainsi qu’Agropag, spécialisée dans l’accompagnement des investissements agricoles.

Conscient de la technicité de ce segment, Samb’a Assurance s’appuie également sur des partenaires en réassurance. « Il s’agit d’un contrat spécifique. En tant que jeune entreprise, bien que titulaires d’un agrément, nous assumons les risques avec l’appui d’un réassureur national et d’un réassureur continental », a précisé Dr Andrew Gwodog.

Dans le prolongement de cette initiative, un séminaire consacré à l’assurance agricole et à l’élevage est annoncé pour septembre prochain. Co-parrainé par les ministères de l’Économie et de l’Agriculture, il devrait réunir les principaux acteurs du secteur afin d’approfondir les mécanismes de gestion des risques agricoles au Gabon.

 
GR
 

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