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Au regard des dégâts humains occasionnés par la pandémie du Covid-19, dans plusieurs États africains, le Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (Roscevac) appelle l’Union africaine à une réaction urgente, pour le financement d’une recherche scientifique pluridisciplinaire en lien avec la pharmacopée pour l’émergence d’une industrie pharmaceutique compétitive et décomplexée.

En encadré : Mme Okome, représentant du président de la commission du l’UA, recevant le communiqué pour transmission au président de l’UA. © D.R.

 

En présence de Mme Hortense Nguéma Okome, représentant du président de la commission du l’UA, le Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (Roscevac) a procédé à une déclaration, le 29 avril. L’ONG a invité le président de la commission de l’Union africaine à accélérer la mobilisation de tous les outils politiques, diplomatiques et financiers en sa disposition pour que les travaux des chercheurs africains soient exploités au service de l’économie africaine.

Instantanés de la déclaration. © D.R.

«La recherche tant dans le domaine de la santé que dans d’autres, doit être promue et prise en compte dans l’émergence de l’industrie pharmaceutique africaine compétitive», estime le président du Roscevac. Le leader associatif présente la crise sanitaire du Covid-19 comme une opportunité pour le continent d’accélérer le financement d’une recherche scientifique pluridisciplinaire, en lien avec la pharmacopée pour l’émergence d’une industrie pharmaceutique compétitive et décomplexée.

En effet, pour Nicaise Moulombi le succès de l’équipe des chercheurs de l’Institut de recherche malgache appliquée (IRMA) dans la production d’une tisane à base de l’artémisia et la riche biodiversité africaine, de par ses plantes médicinales dont l’utilisation dans le traitement de nombreuses maladies est connue, sont autant d’arguments illustrant le dynamisme et l’expertise diversifiée et disponible de nombreux chercheurs africains.

«Avec cette richesse sur le plan institutionnel, botanique et culturel ainsi que les savoir-faire traditionnels, véritable source d’inspiration et d’innovation, je suis persuadé que l’économie de l’industrie pharmaceutique africaine est appelé à devenir rapidement une réalité. L’exemple de l’utilisation de la pharmacopée par l’industrie pharmaceutique indienne et chinoise est une source de motivation et de nos espoirs», a déclaré le président du Roscevac.

Nicaise Moulombi se réjouit de ce que André Rajoelina, le président de la République de Madagascar, vient d’inventer la diplomatie médicale et le marketing de la tisane malgache contre le Covid-19, notamment envers Macky Sall, président du Sénégal, Félix Tshisekedi de  la  RDC et Théodoro Obiang Nguema de la Guinée Équatoriale.  Ces chefs d’Etat africains «ont  bien  accueilli  les  résultats  obtenus  à  Madagascar  et  marqué leur  disponibilité  à recevoir  ladite  tisane  pour  l’administrer  à leurs  citoyens  et  compatriotes malades».

Lire l’intégralité de la déclaration du Roscevac ICI.

 

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