Face au Parlement réuni en Congrès, ce lundi 15 juin, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a placé, parmi les préoccupations au cœur de son discours sur l’état de la Nation, la crise de l’eau et de l’électricité. Dans un contexte marqué par des coupures chroniques, des délestages et l’exaspération des ménages, il a appelé à la patience tout en promettant une réponse structurelle. «Je demande au peuple gabonais d’être patient face aux problèmes d’eau et d’électricité. Nous allons trouver des solutions», a-t-il déclaré, annonçant la séparation des activités.

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, face au Parlement, le 15 juin 2026, à Libreville. © GabonReview (montage/IA)

 

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a consacré une partie de son discours sur l’état de la Nation, le 15 juin, devant le Parlement réuni en Congrès, à la crise persistante de l’eau et de l’électricité au Gabon. Confronté aux coupures récurrentes, aux délestages et aux difficultés d’approvisionnement qui affectent les ménages, le chef de l’État a annoncé une réforme structurelle, à savoir la séparation définitive des activités de l’eau et de l’électricité au sein de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG).

 «La SEEG doit être réformée»

Le principal axe de cette réponse repose sur une réforme profonde de la SEEG, appelée à sortir de son modèle historique. Le chef de l’État a annoncé, sans ambiguïté, la fin du regroupement des deux services au sein d’une même structure. Une annonce qui vient conforter les précédentes annonces faites notamment par les responsables du département ministériel en charge de ces secteurs. «La SEEG doit être réformée. C’est pour cela qu’il y aura désormais une séparation de l’eau et de l’électricité», a-t-il affirmé devant les députés et les sénateurs. 

Cette orientation annoncée par le président Oligui Nguemma consacre ainsi une nette rupture avec l’organisation actuelle, jugée incapable de répondre durablement aux attentes des usagers.

Créer des entités plus spécialisées, plus lisibles et mieux armées pour corriger les défaillances

Ainsi, cette séparation doit permettre de distinguer plus clairement les missions, les responsabilités et les investissements liés à chaque secteur. L’eau, avec ses enjeux de distribution, de réduction des fuites et d’extension de l’accès, ne relève pas des mêmes contraintes que l’électricité, confrontée à la production, au transport, aux pics de demande et à la modernisation du réseau. En isolant ces activités, les autorités veulent donc créer des entités plus spécialisées, plus lisibles et mieux armées pour corriger les défaillances qui pèsent sur le quotidien des populations.

La réforme s’inscrit de ce fait dans un calendrier resserré, avec une phase d’audit technique et financier, de définition des périmètres organisationnels et de transfert des actifs en 2026, avant le lancement officiel des deux sociétés autonomes en 2027. L’enjeu dépasse sera don de clarifier les dettes, de répartir les moyens humains et matériels, et de mettre fin à la confusion des responsabilités face aux pannes simultanées d’eau et d’électricité. À travers cette décision, Brice Clotaire Oligui Nguema entend donc ouvrir un nouveau chapitre pour un service public de l’eau et de l’énergie longtemps fragilisé par les dysfonctionnements, les impayés et les tensions sur les infrastructures.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. evariste dit :

    On voit ce qu’à donné la séparation de l’OPT.

    La téléphonie se porte à merveille, grace à qui ?
    La Poste est au plus mal, à cause de qui ?

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