À Dakar, au Sénégal, le Mouvement des jeunes journalistes gabonais du Sénégal (MJGS) a organisé, le samedi 9 mai 2026, une journée de capacitation placée sous le thème : «Média Lab : produire l’information autrement». Une initiative marquant la célébration en différé de la Journée mondiale de la liberté de la presse et visant à renforcer les compétences des étudiants gabonais en journalisme.

Photo de famille à l’issue de la journée de capacitation. © MJGS

 

Former, sensibiliser et préparer une nouvelle génération de journalistes capables de répondre aux mutations du paysage médiatique. Tel était l’objectif de la journée de capacitation organisée par le Mouvement des jeunes journalistes gabonais du Sénégal (MJGS), à la Swiss UMEF University de Dakar. De ce fait, l’événement a réuni plusieurs autorités et représentants de la communauté gabonaise vivant au Sénégal, parmi lesquels le conseiller culturel de l’ambassade du Gabon au Sénégal, Boukal Oumar, des présidents d’associations gabonaises ainsi que de nombreux étudiants et membres du mouvement.

Dans son allocution, la présidente du MJGS, Priscilia Ebare, a rappelé la portée symbolique de cette rencontre organisée à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Pour elle, les jeunes journalistes doivent se préparer à exercer leur métier avec responsabilité et professionnalisme dans un environnement médiatique en constante mutation. «Dans un monde où l’information voyage plus vite que la vérité, où les réseaux bouleversent les pratiques médiatiques et où la crédibilité du journaliste est parfois mise à rude épreuve, nous avons fait le choix de nous réunir, non pas pour subir les mutations du métier, mais pour nous préparer à y faire face avec compétence, conscience et dignité», a-t-elle déclaré.

Poursuivant son propos, elle a insisté sur la nécessité de défendre les valeurs du journalisme responsable et de promouvoir une presse libre et crédible. «Célébrer la liberté de la presse, ce n’est pas seulement commémorer une date. C’est rappeler que, derrière chaque article, chaque reportage, chaque image diffusée, il y a des femmes et des hommes qui choisissent le courage d’informer et parfois même de déranger pour défendre le droit du public à savoir», a soutenu la présidente du MJGS.

Ateliers consacrés à la voix off, prise de vue et présentation

Instantanés de la journée du MJGS. © MJGS

La rencontre a été rythmée par trois ateliers pratiques consacrés à la voix off et à la présentation, à la prise de vue ainsi qu’à l’écriture journalistique. Une initiative saluée par les participants, à l’instar de Lyss Koumba, membre actif du mouvement. «C’était un moment où j’ai beaucoup appris sur les trois ateliers. Il y a eu des échanges pertinents qui m’ont fortement plu, avec la présence de journalistes professionnels et de coachs en voix off», a-t-il témoigné.

Profitant de cette rencontre, Priscilia Ebare a également procédé à la présentation officielle des membres de son bureau, une étape présentée comme importante dans la structuration et l’organisation du mouvement.

La journée s’est achevée dans une ambiance conviviale autour d’un cocktail réunissant étudiants, formateurs et professionnels des médias, favorisant ainsi les échanges d’expériences, le réseautage et le partage de conseils entre jeunes journalistes et acteurs confirmés du secteur.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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