D’Ekouk à Lambaréné : le diagnostic sans concession de la ministre de la Santé
Salle d’accouchement absente, médicaments manquants, infrastructures dégradées : le diagnostic est sans appel. En tournée d’évaluation dans le Moyen-Ogooué depuis le 24 juillet, la ministre de la Santé, le Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, a passé au crible les établissements sanitaires de la province. Cette mission s’inscrit dans la politique du président Brice Clotaire Oligui Nguema visant à garantir un accès équitable à des soins de qualité sur l’ensemble du territoire.

La ministre de la Santé lors de sa visite dans le Moyen-Ogooué, le 24 juillet 2026. © D.R.
La ministre de la Santé, le Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, est en mission dans la province du Moyen-Ogooué depuis le vendredi 24 juillet 2026. Cette tournée nationale d’évaluation des structures sanitaires répond à la volonté des autorités de renforcer le système de santé et de réduire les disparités entre les provinces.

Quelques étapes de la tournée. © D.R.
L’objectif est d’établir un diagnostic précis des établissements afin d’orienter les futurs investissements et d’améliorer durablement la prise en charge des populations.
Ekouk : le constat le plus sévère
La première journée a conduit la délégation dans plusieurs structures de proximité. Au Centre de santé Edith Lucie Bongo d’Ekouk, les inspections ont révélé de nombreuses insuffisances : dégradation des infrastructures, manque de médicaments, absence de salle d’accouchement fonctionnelle, déficit en personnel soignant, ainsi que des problèmes d’alimentation en électricité. La mission s’est ensuite poursuivie au dispensaire de Darlot puis au Centre de santé de Bifoun, dont les équipements, la pharmacie, le laboratoire et le service de vaccination répondent davantage aux normes requises.
Au Centre hospitalier régional, la ministre a évalué la disponibilité des médecins spécialistes, notamment en gynécologie-obstétrique et en ophtalmologie, ainsi que le fonctionnement des équipements essentiels tels que le scanner, la radiologie et les services d’urgence.
Elle a également insisté sur le renforcement de la collaboration entre les pharmacies hospitalières et l’Office pharmaceutique national, afin de garantir un approvisionnement régulier en médicaments essentiels. Les échanges ont aussi porté sur la disponibilité du sérum antivenimeux, la réduction de la mortalité maternelle, l’amélioration des conditions d’hospitalisation, la réhabilitation des cuisines hospitalières et la lutte contre les fraudes, notamment le trafic de faux résultats d’examens.
Des inquiétudes à relativiser
À l’issue de cette première étape, plusieurs difficultés ont été confirmées tandis que certaines préoccupations se sont révélées moins fondées. Cette approche de terrain a permis d’identifier les besoins réels des établissements et de définir les priorités d’intervention.
La mission s’est poursuivie le 25 juillet avec de nouvelles visites, notamment à l’Hôpital Albert Schweitzer de Lambaréné et dans d’autres structures sanitaires de la province, afin de poursuivre l’évaluation des infrastructures, des équipements et des ressources humaines, conformément aux orientations du président de la République en faveur d’un système de santé plus performant, plus accessible et plus équitable.















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