Plusieurs textes réglementaires relatifs au secteur de la communication, dont le très attendu statut particulier des communicateurs, étaient au cœur d’une séance de travail présidée, lundi 7 septembre 2026, par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. Si l’exécutif entend accélérer le traitement de ces dossiers, le statut des professionnels de la communication reste suspendu à la réforme préalable des textes généraux de la fonction publique.

Le projet de statut particulier des communicateurs, en attente depuis plusieurs décennies, est censé définir un cadre spécifique pour les fonctionnaires relevant du secteur de la communication. © GabonReview

 

Les textes relatifs au secteur de la communication vont-ils enfin sortir du long circuit administratif dans lequel ils sont engagés depuis plusieurs années ? C’est, en tout cas, la volonté affichée par le gouvernement à l’issue d’une séance de travail présidée lundi par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault.

La rencontre a réuni notamment le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, ainsi que les ministres en charge de l’Économie numérique et de la Réforme des institutions. Objectif : examiner l’état d’avancement de plusieurs textes et harmoniser les positions des différents départements ministériels concernés.

« La séance de travail a porté sur les textes organisant le ministère de la Communication et des Médias, et surtout les textes qui ont un lien avec d’autres secteurs, surtout le ministère de l’Économie numérique », a expliqué Germain Biahodjow au terme des travaux.

Le groupement d’intérêt public en priorité

Parmi les dossiers examinés figure notamment le décret portant création et organisation du groupement d’intérêt public. Un texte qui, selon le ministre de la Communication, concentre depuis un certain temps les discussions et arbitrages entre les différentes administrations.

« Le texte qui nous a pris assez de temps, c’est le décret qui crée et qui organise le groupement d’intérêt public », a-t-il reconnu.

Désormais, le gouvernement entend accélérer son traitement. « Nous avons convenu, sur instruction du vice-président du gouvernement, de faire aboutir ces textes le plus tôt possible », a assuré Germain Biahodjow.

Une volonté qui traduit l’ambition de mettre fin à l’enlisement de plusieurs dossiers réglementaires intéressant directement le fonctionnement du secteur des médias et de la communication.

Le statut des communicateurs encore bloqué

Mais pour les professionnels de la communication, l’attente porte surtout sur le projet de statut particulier des communicateurs. Évoqué au même titre que celui des diplomates, ce texte est censé définir un cadre spécifique pour les fonctionnaires relevant du secteur de la communication.

Son adoption n’est toutefois pas encore à l’ordre du jour. Le projet doit d’abord être mis en conformité avec le nouveau corpus régissant la fonction publique.

« Le statut particulier des communicateurs est un texte important. Ce texte a fait l’objet de certains arbitrages au niveau du comité consultatif des textes de la fonction publique », a expliqué le ministre.

Le principal obstacle tient donc à l’évolution des textes généraux. « Il se trouve que ce texte ne peut pas prospérer en l’état actuel, parce qu’il faut d’abord modifier les textes cadres de la fonction publique », a-t-il précisé.

Une fois cette réforme réalisée, le projet de statut particulier pourra être repris afin d’en harmoniser les dispositions avec les nouvelles règles applicables à l’ensemble de la fonction publique.

Encore un délai avant l’aboutissement

Pour les communicateurs, l’annonce d’une accélération du traitement des textes constitue donc une avancée, mais elle ne signifie pas une adoption imminente de leur statut particulier. Celui-ci reste tributaire d’une réforme préalable des textes généraux de la fonction publique.

Le gouvernement entend néanmoins débloquer les différents dossiers en souffrance et rapprocher les administrations concernées autour d’une même lecture des textes. Reste désormais à transformer cette volonté politique en décisions réglementaires concrètes.

Après plusieurs années d’attente, les communicateurs devront donc encore patienter.

 

 
GR
 

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