Développement inclusif : les Nations Unies ont déployé 124 initiatives en 2025 pour soutenir le Gabon
Le Système des Nations Unies au Gabon a publié, le 10 août, son Rapport annuel 2025, mettant en lumière 124 initiatives conduites dans les neuf provinces du pays. Santé, éducation, gouvernance, climat, autonomisation des jeunes et des femmes : l’action onusienne s’est voulue à la fois sociale et structurelle, en appui aux priorités nationales et à la mise en œuvre de l’Agenda 2030.

« Ce rapport illustre, à travers des données clés et des histoires inspirantes, l’impact d’une action collective au service des populations. » © GabonReview
À travers ses 24 entités, le Système des Nations Unies accompagne le Gabon dans sa trajectoire de transformation structurelle, dans le cadre du Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (UNSDCF 2023-2027). Celui-ci s’inscrit désormais dans l’orientation du Plan national de croissance et de développement (PNCD 2026-2030) et repose sur trois axes : la gouvernance et les droits humains, la transition vers une économie verte et bleue, ainsi que l’inclusion.
Le rapport publié, le 10 août 2026, à Libreville constitue le troisième exercice consacré à la mise en œuvre de cet accord-cadre. Il rend compte des résultats obtenus en 2025 en partenariat avec le gouvernement gabonais, les partenaires techniques et financiers et les populations bénéficiaires.
« Les progrès accomplis sont le fruit d’un travail collectif et d’un partenariat solide », a souligné la Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Gabon, Fatou Amina Lo, remerciant le gouvernement ainsi que les partenaires et donateurs pour leur engagement.
La santé et l’éducation au cœur des investissements
En 2025, l’action des Nations Unies a couvert les neuf provinces, avec une attention particulière aux populations considérées comme les plus vulnérables. La santé et l’éducation ont concentré 55 % des ressources investies, avec respectivement 30 % et 25 %. Une répartition qui traduit la priorité accordée au développement du capital humain.
L’impact se mesure notamment à travers les interventions en matière de santé publique. Plus de 200 000 personnes ont été sensibilisées aux maladies transmissibles et à la santé reproductive, tandis que 52 000 enfants ont été vaccinés contre la rougeole et la diphtérie. L’ONU a également soutenu des initiatives visant à favoriser l’entrepreneuriat, la formalisation des acteurs du secteur informel et leur accès aux services financiers.
Gouvernance : accompagner les réformes
L’appui des Nations Unies ne s’est toutefois pas limité aux secteurs sociaux. La gouvernance et les droits humains ont représenté 12 % des ressources, avec un accent mis sur le renforcement des capacités institutionnelles et l’État de droit. L’action climatique a, pour sa part, mobilisé 15 % des ressources, tandis que 18 % ont été consacrés à des interventions stratégiques et transversales répondant aux besoins émergents du pays.
Dans le domaine électoral, 500 observateurs citoyens ont été formés, équipés et déployés dans 200 bureaux de vote connectés afin d’accompagner le triple scrutin de 2025. L’objectif affiché était de contribuer à un processus électoral plus transparent, inclusif et apaisé.
L’ONU indique également que plus de 200 hauts fonctionnaires ont bénéficié d’un renforcement de capacités en matière de planification stratégique, notamment en lien avec l’élaboration du PNCD. Près de 300 acteurs de la chaîne judiciaire et pénale ont par ailleurs renforcé leurs compétences sur l’application des cadres juridiques nationaux et internationaux.
Femmes, jeunes, enfants, économie verte et bleue parmi les priorités
Le rapport met aussi en avant une politique ciblée en faveur des populations prioritaires. 34 initiatives ont été consacrées à la protection de l’enfant, 33 à l’autonomisation des jeunes et 32 à l’accompagnement des femmes et des filles.
Cette orientation s’inscrit dans la volonté de faire de l’inclusion un levier du développement durable, en agissant à la fois sur la protection sociale, l’égalité des chances et l’accès aux opportunités économiques.
La transition écologique constitue également un axe important de l’intervention onusienne. Dans ce domaine, plus de 112 500 personnes ont bénéficié des retombées de la création d’activités génératrices de revenus dans l’Ogooué-Ivindo et la Nyanga.
Plus de 500 agriculteurs et pisciculteurs ont également reçu un accompagnement technique, ainsi que des équipements et des intrants destinés à améliorer leur productivité.
À travers ces interventions, le Système des Nations Unies entend ainsi contribuer à une transformation économique conciliant création de revenus, inclusion des populations et préservation des ressources naturelles.
Un partenariat au service de l’Agenda 2030
Au-delà des chiffres, le rapport revendique une approche fondée sur l’action collective. Pour les Nations Unies, le partenariat avec l’État gabonais et les partenaires techniques et financiers constitue un levier déterminant pour accélérer la transformation structurelle du pays à l’approche de l’échéance de l’Agenda 2030.
« Derrière chaque chiffre se trouvent des vies améliorées, des opportunités créées et des communautés renforcées », souligne le document, qui entend ainsi mesurer l’action onusienne à l’aune de ses effets concrets sur les populations.
Avec ses 124 initiatives déployées en 2025, l’organisation multilatérale entend donc poursuivre son accompagnement du Gabon autour d’un même objectif : soutenir les réformes nationales tout en veillant à ce que les fruits du développement profitent au plus grand nombre.
Lire le rapport ICI















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