Après trois années de formation en Guinée équatoriale et plusieurs démarches restées sans suite, dix-huit jeunes diplômés de l’École inter-États des Douanes de la CEMAC sollicitent l’intervention du chef de l’État pour intégrer l’administration douanière gabonaise.

Les diplômés des douanes de l’EIED-CEMAC. © GMT

 

Formés pour servir l’administration douanière de leur pays, ils attendent toujours leur entrée en fonction. Sortis en 2023 de l’École inter-États des Douanes de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (EIED-CEMAC), dix-huit diplômés gabonais lancent un appel au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, afin que leur recrutement exceptionnel au sein des Douanes gabonaises soit examiné.

La promotion est composée de trois agents de constatation, six contrôleurs et neuf inspecteurs des douanes. Après avoir suivi une formation spécialisée de trois ans en Guinée équatoriale, ces jeunes diplômés affirment avoir multiplié les démarches auprès des autorités compétentes depuis leur retour au pays, sans obtenir de réponse concrète. «Sachant compter sur votre magnanimité, votre haute sagesse ainsi que votre sens de l’État et de la République, nous vous saurions gré, monsieur le président de la République, de bien vouloir œuvrer à faire prospérer notre humble demande, à savoir notre recrutement à titre exceptionnel au sein des douanes gabonaises qui relève de votre compétence exclusive», plaident-ils dans une requête adressée au chef de l’État.

Leur situation trouve son origine dans une décision prise en 2018 par le Conseil d’administration de l’EIED-CEMAC, dont la Douane gabonaise est membre. L’institution avait alors décidé d’ouvrir ses portes aux stagiaires externes afin de répondre à deux défis majeurs rencontrés par les administrations douanières de la sous-région : l’impossibilité pour plusieurs États de procéder à des recrutements classiques par concours, en raison notamment des restrictions budgétaires, et le manque d’effectifs dans les services douaniers.

Les autres pays de la CEMAC ont intégré leurs récipiendaires 

Cette initiative devait permettre aux États membres de bénéficier de personnels déjà formés, tandis que l’école renforçait ses ressources grâce aux frais pris en charge par les candidats. Les diplômés, eux, devaient bénéficier d’une possibilité de recrutement exceptionnel dans leurs administrations nationales respectives. C’est dans ce cadre que cette promotion a participé aux tests d’entrée organisés en octobre 2021, aux côtés des candidats externes des cinq autres États membres de la CEMAC. Selon le collectif, ces autres promotions auraient depuis intégré leurs administrations douanières nationales.

Au Gabon, la situation reste cependant bloquée. Les diplômés indiquent avoir saisi la Primature de la Transition ainsi que le ministère de la Fonction publique de Transition, qui aurait émis un avis favorable à leur recrutement exceptionnel. «Sortis de formation en 2023, nous avons respectivement saisi la Primature de la Transition ainsi que le ministère de la Fonction publique de Transition, déjà favorable à notre recrutement à titre exceptionnel, par lettre officielle», expliquent-ils.

Deux ans après leur sortie d’école, ces jeunes professionnels disent vivre une situation d’attente difficile et sollicitent une intervention présidentielle pour débloquer leur intégration. «Nous venons soumettre à votre auguste autorité la détresse et le désarroi portés par nos dix-huit familles», concluent-ils.

 
GR
 

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