La capitale gabonaise ne compte pas parmi les 12 d’Afrique qui se disputent cette année le titre de ville la plus dynamique du continent sur le plan culturel. Selon l’Indice de vibration créative pour l’Afrique (CVIA), Libreville ne soutient et ne favorise pas encore assez les arts, la culture et les industries créatives.

La capitale gabonaise ne compte pas parmi les 12 d’Afrique qui se disputent cette année le titre de ville la plus dynamique du continent sur le plan culturel. © D.R.

 

Peu active en la matière, en dépit de quelques initiatives ces dernières années, Libreville ne semble pas répondre aux critères de l’Indice de vibration créative pour l’Afrique (CVIA) qui classe la manière dont 12 villes africaines soutiennent et favorisent les arts, la culture et les industries créatives. C’est du moins ce qu’il apparaît dans un communiqué de l’association de donateurs Africa No Filter, ce vendredi 28 avril. Selon cet indice, Johannesburg est là ville la plus dynamique d’Afrique du point de vue culturel.

Après la capitale sud-africaine viennent Kinshasa (RDC), Dakar (Sénégal), Nairobi (Kenya), Tunis (Tunisie), Marrakech (Maroc), Luanda (Angola), Accra (Ghana), Le Caire (Égypte), Lagos (Nigéria), Harare (Zimbabwe) et Dar-Es-Salam (Tanzanie). Ces villes apparaissent comme les plus dynamiques sur le plan culturel grâce notamment à «la disponibilité et l’accès aux lieux et équipements culturels, des politiques culturelles qui soutiennent les arts et de la capacité des villes à promouvoir la culture», défend le communiqué qui ajoute : «Johannesburg est la ville la mieux classée pour avoir créé l’environnement le plus propice à la créativité, suivie du Caire et de Lagos. En revanche, Marrakech, Tunis et Kinshasa sont les villes les moins favorables».

Censé fournir des données indispensables aux investisseurs, aux bailleurs de fonds, aux entrepreneurs créatifs et aux autres parties prenantes du secteur en offrant des informations précieuses sur les insuffisances du secteur de la création et de la culture, l’indice CVIA «vise à stimuler la croissance du secteur en mettant en évidence le panorama de soutien aux arts, de la culture et des industries créatives, ainsi que la capacité des secteurs à créer des emplois, à assurer la cohésion de leur communauté et à favoriser l’engagement de la jeunesse».

Financée par de nombreuses fondations internationales (Ford, Bloomberg, Hilton, Hewlett, etc.), Africa No Filter, qui assure que l’indice sert d’outil de prise de décision pour les parties prenantes des industries créatives et culturelles, annonce que les prochaines mises à jour incluront des villes supplémentaires et suivront les changements dans les villes déjà cartographiées. Peut-être que Libreville sera prise en compte cette fois.

 

 
GR
 

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