Afin de s’assurer du bon déroulement des épreuves du baccalauréat pour les candidats détenus, la ministre d’État à l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, s’est rendue, mercredi 15 juillet, à la prison centrale de Libreville. Cette visite a permis aux autorités de réaffirmer l’engagement en faveur d’une éducation inclusive et de la réinsertion socioprofessionnelle des personnes incarcérées.

La ministre Camélia Ntoutoume Leclercq face aux candidats. © AGP

 

À l’occasion des épreuves du baccalauréat 2026, le ministre d’État, Camélia Ntoutoume Leclercq, a effectué, le mercredi 15 juillet, une visite à la prison centrale de Libreville pour encourager les candidats détenus et s’enquérir des conditions d’organisation des examens. Sur place, le membre du gouvernement a salué la collaboration entre les ministères de l’Éducation nationale et de la Justice, ainsi que l’implication de l’administration pénitentiaire dans l’organisation des examens en milieu carcéral. «Je tiens d’abord à remercier le ministère de la Justice et le commandant en chef de la sécurité pénitentiaire pour ce partenariat qui se poursuit avec le ministère de l’Éducation nationale», a-t-elle déclaré.

L’autorité étatique a rappelé que des salles de classe ont été aménagées au sein de la prison centrale de Libreville afin de permettre aux détenus de suivre les enseignements et de passer leurs examens dans des conditions similaires à celles des établissements scolaires classiques.

31 détenus sur l’ensemble du territoire 

Au total, 31 détenus prennent part à la session 2026 du baccalauréat à l’échelle nationale, dont 27 au baccalauréat général et 4 au baccalauréat technologique. La province de l’Estuaire enregistre le plus grand nombre de candidats avec 22 inscrits, répartis entre 19 au baccalauréat général et 3 au baccalauréat technique. Le Woleu-Ntem compte quatre candidats au baccalauréat général, la Ngounié présente deux candidats, dont un au général et un au technique, tandis que l’Ogooué-Maritime aligne trois candidats au baccalauréat général. «Qu’ils soient détenus ou non, ce sont avant tout des candidats», a insisté la ministre d’État, rappelant que le droit à l’éducation demeure garanti pour tous, indépendamment de leur situation judiciaire.

Elle s’est également félicitée de la motivation affichée par les candidats. « Nous sommes ravis d’avoir trouvé des candidats très motivés. Ici, nous avons toujours enregistré un très bon taux de réussite. Cela nous prouve qu’il y a un bon encadrement », a-t-elle souligné.

La question de la réinsertion abordée 

Abordant la question de la réinsertion, Camélia Ntoutoume Leclercq a précisé que l’obtention d’un diplôme ne met certes pas un terme à une peine d’emprisonnement, mais constitue un véritable atout pour préparer l’après-détention. À leur libération, les bénéficiaires pourront poursuivre des études supérieures ou intégrer des dispositifs de formation professionnelle et d’accompagnement à l’entrepreneuriat. «Quand vous sortez d’un milieu carcéral et que vous vous mettez véritablement au travail, il n’y a pas de raison que l’on ne vous fasse pas confiance. Vous avez déjà purgé votre peine», a-t-elle affirmé, invitant la société à combattre la stigmatisation et à offrir une véritable seconde chance aux personnes ayant exécuté leur peine. 

Au-delà des épreuves du baccalauréat, cette initiative traduit l’ambition des autorités de faire de l’école un levier de reconstruction personnelle et de réinsertion sociale pour les personnes détenues.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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