Enfants, femmes, détenus, corruption : quatre axes pour renforcer la coopération Gabon-UE
Des droits des enfants aux conditions carcérales, en passant par la lutte contre la corruption : le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, et l’ambassadrice de l’Union européenne (UE) au Gabon, Cécile Abadie, ont passé en revue, le 3 juillet, les chantiers d’une coopération que Libreville et Bruxelles entendent consolider.

Le ministre de la Justice, Augustin Emane, l’ambassadrice, Cécile Abadie, et leurs collègues et collaborateurs, le 3 juillet 2026, à Libreville. © D.R.
Un mois à peine après le dialogue stratégique Gabon-Union européenne (UE) du 9 juin 2026, les paroles se muent en actes. En recevant, le 3 juillet, l’ambassadrice Cécile Abadie, le ministre de la Justice, Augustin Emane, a donné corps aux engagements pris à cette occasion : droits des enfants, des femmes et des détenus, lutte contre la corruption ont été érigés en axes prioritaires d’une coopération que Libreville et Bruxelles veulent désormais plus opérationnelle.

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À l’occasion de cette audience, l’ambassadrice Cécile Abadie a réaffirmé la disponibilité de l’Union européenne à davantage accompagner le gouvernement gabonais dans la mise en œuvre de ses politiques publiques relatives aux droits humains. L’appui européen devrait notamment porter sur le renforcement des dispositifs de protection de l’enfance, la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, l’amélioration des droits des détenus, ainsi que le soutien aux mécanismes de prévention et de répression de la corruption. Renouvelant cet engagement, la diplomate a souligné la volonté de l’UE à demeurer un partenaire technique et institutionnel de premier plan dans ces secteurs considérés comme essentiels à la consolidation de l’État de droit.
«Il ne saurait être dans l’intérêt du gouvernement d’interférer dans la conduite des affaires judiciaires»
Augustin Emane n’a pas manqué de rappeler que ces différents chantiers constituent des priorités pour les autorités gabonaises. Leur traitement varie selon les spécificités de chaque domaine. «Le Gabon reste disposé à travailler de concert avec l’Union européenne», a-t-il assuré au sujet de la protection de l’enfant et des droits des femmes, avant d’ajouter que «le pays est ouvert à l’appui technique du partenaire européen». Pour le ministre, les avancées en matière de justice et de droits humains participent non seulement au renforcement de la gouvernance nationale, mais également à l’évaluation du Gabon par les instances internationales, notamment l’Organisation des Nations unies (ONU).
Les échanges ont également porté sur les procédures judiciaires visant certaines hautes personnalités placées en détention préventive, un sujet que les partenaires internationaux suivent avec attention. Rappelant le principe d’indépendance de l’autorité judiciaire, Augustin Emane a été catégorique : «il ne saurait être dans l’intérêt du gouvernement d’interférer dans la conduite des affaires judiciaires». Son rôle, a-t-il expliqué, se borne à «s’assurer que les règles de droit ont été respectées dans les cas cités». Sur le front de la lutte contre la corruption, enfin, le Garde des Sceaux a salué les efforts engagés au plus haut sommet de l’État contre ce fléau, réaffirmant l’ambition du gouvernement : doter le Gabon d’un système judiciaire crédible, transparent et conforme aux exigences de l’État de droit.















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