Diplômée depuis 11 ans, la promotion 2012 de l’École normale supérieure (ENS) demeure toujours stagiaire, après son intégration. Réunis en collectif, ce mercredi 10 janvier, ces enseignants stagiaires sollicitent des nouvelles autorités la régularisation de leur situation administrative. 

Les représentants du collectif des enseignants stagiaires de la promotion 2012 de l’ENS au cours de leur déclaration, le 10 janvier 2024 à Libreville. © Gabonreview

 

Les enseignants stagiaires de la promotion 2012 de l’École normale supérieure (ENS), réunis en collectif, réclament la régularisation de leur situation administrative. Ils l’ont fait savoir ce mercredi 10 janvier 2024 à Libreville, au cours d’une déclaration à la presse. Ce, afin d’informer les nouvelles autorités de cette situation qui perdure depuis 11 ans. 

«Nous avons été recrutés pour la plupart depuis 2013 et on devrait être titularisé depuis 2015. Jusqu’à présent nous sommes en 2024, nous demeurons stagiaires et nous voulons informer les nouvelles autorités pour qu’elles prennent à bras le corps cette situation», a déclaré Davy Ndene Obame, enseignant de SVT, représentant le collectif. 

Estimant être laissée injustement par le gel des recrutements lancé par l’ancien régime, cette 17e promotion baptisée : promotion Séraphin Moundounga, a entrepris plusieurs démarches auprès des autorités compétentes depuis 2018, mais sans suites. «Plus récemment en septembre 2023, nous avons adressé une demande d’audience au Premier ministre de la transition, jusqu’à présent nous n’avons pas de suite», a-t-il indiqué avant d’ajouter : «nous voulons que notre problème soit pris en compte parce que le Premier ministre lors de son passage au Parlement avait annoncé que la loi de finances 2024 prenait en compte la régularisation des situations administratives. Nous voulons que nos situations administratives trouvent un écho favorable pour que nous bénéficiions effectivement de cette loi de finances 2024».

Cette situation concerne plus de 450 enseignants, toutes filières confondues, déployés sur toute l’étendue du territoire, jusqu’aux coins les plus reculés du pays. Et cela sans traitement, malgré le statut général de la Fonction publique gabonaise disposant en son article 78 «l’agent public a droit, après service fait à une juste rémunération». Selon le collectif, «10 ans de léthargie c’est trop !». Au moment où les choses semblent bouger dans le bon sens depuis le début de la transition, la patience patriotique et légendaire caractérisant cette promotion ne serait s’accommoder des zones d’ombre. «Nous comptons sur l’esprit patriotique des plus hautes autorités de la transition en vue de restaurer la dignité de l’enseignant», a souligné le représentant du collectif. Aussi, la réaction des autorités face à cette requête donnera la suite de leur mouvement.

 
GR
 

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