ESSR au Gabon : l’UNESCO évalue l’intégration des enseignements au lycée technique de Bikélé
Au lycée technique de Bikélé, une mission conduite avec l’appui de l’UNESCO a permis d’évaluer l’intégration de l’éducation à la santé sexuelle et reproductive dans les enseignements techniques. Entre appropriation des contenus, défis de formation et retours positifs des apprenants, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement durable des compétences et du bien-être des jeunes.

Une enseignante d’ESSR lors de son cours, le 31 mars 2026. © D.R.
Dans le cadre du projet de Renforcement des capacités pour l’employabilité des jeunes et l’amélioration de la protection sociale (RCEJAPS), l’UNESCO poursuit son accompagnement du Gabon dans la mise en œuvre de l’Éducation à la santé sexuelle et reproductive (ESSR) au sein de l’Enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP). Le 31 mars 2026, une mission de suivi et d’encadrement s’est rendue au lycée technique de Bikélé afin d’évaluer l’intégration effective de ces contenus dans les pratiques pédagogiques.
Sur le terrain, les premiers retours des apprenants témoignent de l’intérêt suscité par ces enseignements. «Je pense que c’est une matière instructive parce qu’elle nous parle de la vie de tous les jours. Elle nous éduque sur notre quotidien. Je pense que c’est une très bonne matière qui pourra nous aider dans notre futur emploi. Elle sert à nous prévenir des éventualités, des dangers éventuels», a indiqué Junior Mabounda.
Dans cet établissement, l’éducation à la santé et au bien-être dépasse désormais le cadre de cours strictement théoriques pour s’intégrer progressivement dans plusieurs disciplines. Une approche transversale saluée par les enseignants. «Ici, je donne le cours de Prévention-Santé-Environnement. Déjà, c’est très facile pour moi parce que le cours de PSE, ici, c’est un cours qui aide les apprenants, c’est-à-dire les futurs professionnels, à prendre soin d’eux, c’est-à-dire dans leur bien-être, et aussi prendre soin de leur environnement», a expliqué Fleure Milongo, avant d’ajouter : «Au sortir de ces enseignements, si un élève a bien implémenté, a bien compris les notions, etc., les applique surtout, on sort de là avec un individu assez responsable de lui-même.»
Capitaliser les bonnes pratiques

Les élèves du lycée technique de Bikélé attentifs aux explications du prof. © D.R.
Du côté des encadreurs, cette mission vise avant tout à mesurer l’appropriation des contenus par les enseignants formés, identifier les contraintes et capitaliser les bonnes pratiques. «Nous sortons de là satisfaits parce que c’est une implémentation, ce n’est pas une matière en tant que telle. Nous avons quelques difficultés dans la mise en œuvre de ce projet. Oui, c’est parce que tout le monde n’a pas été formé. Surtout au niveau des enseignants. Dans chaque établissement, on avait besoin de 15, mais malheureusement, il y a eu des désistements», a souligné Guy Prosper Asseh Akom, conseiller pédagogique.
Déployée dans plusieurs établissements à travers le pays, cette mission de suivi et d’encadrement devrait déboucher sur des recommandations concrètes. Objectif : renforcer durablement la qualité, l’efficacité et la pérennité de l’intégration de l’ESSR dans le système de formation professionnelle au Gabon.












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