TATIE

 

Visiblement sans l’aval du Parlement, le gouvernement serait en train de prolonger l’état d’urgence sanitaire qui justifie le maintien des restrictions liées à la lutte contre la pandémie du coronavirus au Gabon. Les soutiens de ce prolongement qui s’apparente à une violation manifeste de la loi différencient désormais la date du vote de la prorogation, par les élus, de celle de sa publication dans le Journal officiel.

Les contrôles de police effectués sous le couvert de l’état d’urgence sanitaire sont devenus illégaux. © L’Union

 

Adoptée en Conseil des ministres le 2 octobre dernier, la prorogation de l’état d’urgence sanitaire visant à lutter contre la pandémie du coronavirus au Gabon a été validée par l’Assemblée nationale et le Sénat un jour après. Les élus avaient accordé 45 jours supplémentaires aux autorités qui, quelques semaines plus tard, bien qu’en les allégeant quelque peu avaient décidé du maintien de la plupart des mesures de restriction. Sauf que depuis le 15 novembre dernier, la fermeture des établissements de loisir, le port obligatoire du masque, la réduction du nombre de personnes dans les taxis, le couvre-feu, etc. ne reposent plus sur aucun fondement légal.

Pis, le gouvernement qui fait fi de ne pas constater l’illégalité du maintien de ces mesures de restriction ne semble pas pressé d’aller à nouveau vers les élus pour solliciter une énième prorogation de l’état d’urgence sanitaire. Sans nul doute par crainte de se voir refuser cette nouvelle prorogation. D’autant que plusieurs députés et sénateurs, y compris au sein de la majorité, ont commencé à exprimer plus ou moins ouvertement quelques doutes sur la nécessité de poursuivre la lutte contre le Covid-19 par des restrictions souvent peu suivies de véritables accompagnements de la part du gouvernement. C’est le cas pour les établissements de loisir abandonnés à eux-mêmes depuis plus de huit mois.

Selon des indiscrétions relayées par les médias proches de la présidence de la République, la fin de la période de prorogation accordée par le Parlement serait prévue pour le 14 décembre prochain, soit 10 semaines après le vote au Parlement, alors qu’elle aurait normalement dû durer un peu plus de 6 semaines. La raison évoquée par les soutiens de cette prorogation est pour le moins étonnante : le décompte des 45 jours supplémentaires accordés par les élus n’a pas commencé le jour du vote, mais plutôt le jour de la publication, dans le Journal officiel, de cette nouvelle modification de la loi. Si l’on s’en tient à cette logique, la publication dans le Journal officiel de l’accord de prorogation par le Parlement est donc intervenue le 30 octobre, soit près d’un mois après le vote à l’Assemblée nationale et au Sénat.

 
GR
 

3 Commentaires

  1. Julien N'goua dit :

    Et eux ils se la coule douce pendant que le peuple souffre.
    Mais pourquoi avons nous peur de manifester pour mettre FIN à ce régime illégitime ?

  2. Five dit :

    Le gouvernement en place est entrain, sans le savoir, de créer les terroristes de demain. A trop vouloir tirer sur la corde, elle finit par se rompre. Plutôt que de continuer à comprimer les libertés individuelles, cherchez plutôt à aider le peuple à se relancer économiquement parlant. Cessez cette logique absurde qui consiste à vouloir faire du copier coller des mesures qui ne reflètent pas notre réalité. En insistant dans cette voie, vous ne faites qu’étaler votre ignorance et stupidité sur la place publique. Confinement après confinement, vous n’avez proposé aucun plan de relance économique alors même que tous les signaux sur ce plan sont dans le rouge. L’emprunt n’est en rien une mesure de relance ! Je ne suis pas économiste mais vous avez emprunter à de multiples reprises pour quels résultats au final ?! Les hôpitaux manquent toujours de matériels, le dépistage qui au départ était gratuit est maintenant payant, les entreprises ferment…bref,la liste est longue sur le bilan négatif de votre gestion. Sans compter que le peuple peine toujours à s’en sortir jour après jour. A cela, si on rajoute les détournements massifs orchestrer depuis le début de cette pandémie, votre argument selon lequel le confinement permet de ralentir ou même de freiner la propagation de la maladie ne tient plus. Pas besoin d’être mathématicien pour arriver à cette conclusion et se rendre compte que le COVID n’est qu’un prétexte de choix qui vous permet d’imposer vos choix, de comprimer les libertés individuelles et surtout, de voler l’état en toute impunité.

    • Julien N'goua dit :

      Quel gouvernement ? Où du moins vous avez 1 qui n’est pas du tout légitime depuis plusieurs décennies. Peut-être que ça explique aussi cette crise politique et économique qui perdure.

      Quand vous allez respecter enfin le vrai résultat des urnes, le Gabon se portera certainement mieux. Que la fausse majorité cesse de tricher. Et que la fausse opposition cesse de flirter avec cette même pseudo majorité. Le diable aurait t’il pris possession de l’opposition gabonaise au point de la corrompre à ce point ? Ou alors c’est plutôt l’argent qui facilite ka corruption au sein même de cette opposition gabonaise ?

      Le Gabon serait libre depuis longtemps si les fils et filles de ce pays (opposition et majorité) se mettaient ensemble pour mettre FIN à cette tyrannie qui perdure depuis plus d’un demi siècle. C’est inadmissible ça. Et derrière ceux qui tirent les ficelles se cachent les mêmes qui s’en moquent éperdument de ce qu’on appelle NATION.

      C’est l’union qui fait la force. Les combattants solitaires n’arriveront jamais seuls. Le père Paul Mba, Zacharie Myboto, Laure Ngondjout, l’ensemble des ex premiers ministres, Jean Ping (qui mérite bien sa victoire autant que Mba Abessole, Mba Obame…), et bien d’autres hommes et femmes politiques de ce pays de la pseudo majorité – opposition, sans oublier les résistants de la diaspora gabonaise ( Laurence Ndong, Jonas Moulenda, Messie Ndong, Bob le Fou, Ndong Yannick, Parfait Eyi (qui devient silencieux), général Barat, etc (pardonnez moi de ne pas toujours savoir vos prénoms, mais je sais que vous êtes nombreux de la diaspora gabonaise comme aussi le docteur Mengara… IL SUFFIT DE VOUS UNIR POUR METTRE FIN À CETTE DICTATURE QUI N’A QUE TROP DURÉE AU GABON. ET DANS CETTE UNION, NE REJETTEZ PAS FORCÉMENT TOUS LES BONGO OU ASSELE OU DABANY, certains sortent quand même du lot.

      Liberons notre pays pour le bien de nos enfants qui ne méritent pas ce chaos que nous vivons depuis plus de 50 ans.

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