La Fédération des Entreprises du Gabon (FEG) tient ce vendredi 12 juin 2026 son élection exceptionnelle. Unique candidat validé par le Comité de Conformité des Mandats, Alain-Claude Kouakoua s’apprête à transformer son intérim en mandat plein. Il a livré hier son discours de campagne devant les membres du Bureau Exécutif Élargi.

Alain-Claude Kouakoua, unique candidat à l’élection exceptionnelle du président de la Fédération des Entreprises du Gabon. © D.R.

 

La messe est dite avant même que le scrutin ne s’ouvre. Lorsque le Comité de Conformité des Mandats de la FEG a publié, le 8 juin, la liste définitive des candidats à l’élection exceptionnelle du président de la Fédération des Entreprises du Gabon, une seule ligne était renseignée : celle d’Alain-Claude Kouakoua. Les lignes 2 et 3, prévues pour d’éventuels concurrents, sont restées vides. Demain, les membres du Bureau Exécutif Élargi seront donc appelés à plébisciter, plutôt qu’à choisir. La campagne électorale, ouverte le 8 juin, sera officiellement close ce jeudi 11 juin à minuit, laissant place à la période de réserve précédant le scrutin.

Un intérim converti en candidature

Kouakoua préside la FEG par intérim depuis mai 2025, date à laquelle Henri-Claude Oyima, figure tutélaire du patronat gabonais, avait quitté ses fonctions pour rejoindre de «plus hautes responsabilités» au service de l’État. Devant les membres du Bureau Exécutif Élargi réunis ce jeudi 11 juin, le candidat Kouakoua a livré un discours de campagne soigné, assumant pleinement la conversion de son intérim en ambition électorale. «Un intérim répond à une nécessité. Il assure la continuité. Il évite le vide – mais il ne peut porter à lui seul l’ambition collective qui est la nôtre. Ce que notre Fédération exige aujourd’hui, c’est un mandat clair. Une légitimité pleinement assumée. Une vision inscrite dans la durée.» Avant de préciser, avec une formule qui se voulait rassembleuse : «Ce mandat ne m’appartient pas. Il vous appartient. C’est vous qui le conférez. C’est de vous qu’il tire sa force

Le secteur privé comme pilier national

Au-delà de la mécanique électorale, Alain-Claude Kouakoua a tenu à rappeler le poids réel du secteur privé gabonais dans l’économie nationale. «Nous représentons plus de mille entreprises. Nous contribuons à près de 80 % de la richesse nationale. Nous concentrons près de 90 % de l’emploi formel. Nous ne sommes pas un acteur parmi d’autres. Nous sommes l’un des piliers de l’économie nationale.» Des chiffres martelés comme un argument politique autant qu’économique, dans un contexte où le PNCD 2026-2030 redessine les contours du partenariat public-privé au Gabon.

Alain-Claude Kouakoua a également rendu un hommage appuyé aux chefs d’entreprise présents : «Derrière chaque entreprise représentée dans cette salle, il y a des femmes et des hommes qui prennent des risques, qui investissent, qui innovent, qui créent de la richesse et qui offrent des opportunités à des milliers de nos compatriotes. Vous êtes les artisans silencieux de notre économie.»

Une feuille de route tournée vers l’action

Pour le prochain mandat, le candidat a esquissé une vision volontariste : une FEG plus proche des PME, présente dans les neuf provinces, engagée dans la transformation locale des ressources et la digitalisation des entreprises. Il a également annoncé sa volonté de faire du Gabon Economic Forum «le grand rendez-vous annuel du dialogue économique national». Une ambition résumée en une formule sans ambiguïté : «Le secteur privé ne peut être un simple observateur. Il doit être un partenaire. Il doit être un moteur. Il doit être une force de proposition. Il doit être une force de solutions.»

Résultat attendu ce vendredi 12 juin au siège de la FEG, Immeuble Odyssée, Boulevard de l’Indépendance, Libreville.

 
GR
 

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