La première édition du Festival culturel des Massango s’est tenue les 8 et 9 août 2026 à Libreville, sous le thème : «Entre héritage et modernité». Organisé à l’esplanade de Gabon Télévision, l’événement avait pour objectif de valoriser le patrimoine culturel Massango, de renforcer les liens communautaires et de favoriser la transmission des savoirs aux jeunes générations.

Un moment du festival culturel des Massango, avec l’artiste Murielle Nzamba en pleine prestation. © D.R.

 

Porté par l’association Baghietu bu Dighobe (ABBD) et l’ensemble de la communauté massango, ce rendez-vous culturel a réuni plusieurs composantes de la communauté Massango, notamment des sages, des cadres, des femmes, des jeunes ainsi que des ressortissants de la Ngounié, de l’Ogooué-Lolo et de la diaspora. Pendant deux jours, le public a pris part à différentes activités consacrées à la culture, à la réflexion et au partage.

La programmation a mis en lumière plusieurs aspects de l’identité Massango, à travers notamment les chants, les danses traditionnelles, l’art oratoire, la gastronomie, l’humour et les échanges autour du patrimoine sacré. Les références culturelles, telles que le Mwiri, le Bwiti, le Niembet et le Maboundi, ont également occupé une place importante dans les discussions sur la préservation de l’identité communautaire.

L’artiste Murielle Nzamba, connue sous le nom de Makoukrani, a également pris part à cette première édition, contribuant à l’animation culturelle de l’événement. Sa présence a permis de mettre en avant la dimension artistique du festival et le rôle de la création contemporaine dans la transmission du patrimoine.

Entre héritage et modernité, un enjeu de transmission

Au-delà des festivités, le Festival culturel des Massango se voulait également un espace de réflexion sur l’avenir culturel et social de la communauté. Les organisateurs ont notamment insisté sur la nécessité de préserver la langue Isangu, les codes sociaux, les rites et les pratiques qui constituent les fondements de l’identité Massango.  «Nous voulons, à travers ce festival, reconnecter et valoriser nos rites et traditions, c’est une fête publique qui célèbre la tradition d’une communauté», a déclaré le vice-président du comité rites et tradition du festival, Claude Medard Pangou. 

Cette première édition entend ainsi répondre aux enjeux liés à la dilution progressive de certains repères culturels, en favorisant le dialogue entre les générations. L’ambition affichée est de faire du festival un cadre durable de rassemblement, de transmission et de structuration de la communauté.

À travers cette première édition, les organisateurs souhaitent également renforcer l’unité communautaire, contribuer à la valorisation de la chefferie coutumière Massango et favoriser la mise en place d’initiatives destinées à transmettre les rites et la langue aux jeunes générations.

Après deux jours consacrés à la culture et à l’identité Massango, cette première édition aura ainsi posé les bases d’un rendez-vous appelé à s’inscrire dans la durée.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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