À quelques jours de la Fête de la Libération, prévue le 30 août à Makokou, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) durcit les contrôles dans l’Ogooué-Ivindo. Une opération de sensibilisation menée auprès de 17 établissements a débouché sur des fermetures provisoires, en raison de plusieurs manquements aux règles d’hygiène et de sécurité alimentaire. Des établissements qui ne pourront donc pas profiter de l’affluence attendue dans la province à l’occasion de cette célébration nationale.

Des agents de l’Agasa procédant à la fermeture provisoire d’un établissement à Makokou. © D.R.

 

La Fête de la Libération ne sera pas synonyme de fête pour tous les opérateurs économiques de l’Ogooué-Ivindo. À quelques jours du 30 août, l’Agasa a procédé à des fermetures provisoires d’établissements présentant des « non-conformités graves », au terme d’une mission de sensibilisation et de contrôle menée dans la province.

L’opération a concerné 17 structures, dont huit petites unités de restauration, quatre cafétérias, trois établissements de grillades de viande, communément appelés « coupé-coupé », une pâtisserie et une structure spécialisée dans les viennoiseries.

L’intervention intervient dans un contexte particulier. La province accueille cette année la troisième édition de la Fête de la Libération, avec Makokou comme épicentre des festivités. Le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, doit séjourner dans l’Ogooué-Ivindo du 27 au 31 août, avec plusieurs activités officielles inscrites à son agenda.

Cette perspective a entraîné une forte mobilisation dans la province et un afflux de personnes vers Makokou, augmentant mécaniquement la demande en restauration et en produits alimentaires. Dans ce contexte, la vigilance sanitaire apparaît d’autant plus stratégique.

Des progrès, mais des manquements persistants

Selon le compte rendu de l’Agasa , la majorité des établissements visités présentent désormais des améliorations, notamment dans les domaines de l’hygiène et de la manipulation des denrées alimentaires.

Mais ces avancées restent insuffisantes. La mission a notamment relevé « l’absence d’équipements de protection individuelle (EPI) dans l’ensemble des structures inspectées », ainsi que l’insuffisance d’espace de travail dans certains établissements.

Autre manquement relevé par les contrôleurs : le défaut de suivi médical de certains manipulateurs de denrées alimentaires. Des insuffisances qui prennent une dimension particulière à l’approche d’une manifestation appelée à attirer de nombreux visiteurs et consommateurs dans la province.

« La sensibilisation et le contrôle vont de pair », rappelle ainsi l’Agasa , qui affirme vouloir accompagner les opérateurs économiques dans l’amélioration de leurs pratiques tout en veillant au respect des exigences sanitaires.

Les établissements non conformes privés de Fête

Pour les structures concernées par les fermetures provisoires, la sanction intervient au plus mauvais moment. À quelques jours du 30 août, elles devraient pourtant bénéficier de l’augmentation de l’activité commerciale générée par les festivités.

Le programme officiel prévoit notamment plusieurs manifestations à Makokou, dont le défilé militaire et civil du 30 août, une parade culturelle et la finale de la Coupe de la Libération. Le président de la République doit, pour sa part, séjourner dans la province du 27 au 31 août.

L’opération de l’Agasa vise donc aussi à prévenir les risques sanitaires liés à cette période de forte fréquentation. Dans une province où les autorités veulent faire de la Fête de la Libération un levier de développement et d’attractivité, la conformité des établissements servant des aliments constitue un enjeu de santé publique autant qu’un impératif économique.

« Une alimentation sûre commence par de bonnes pratiques », insiste l’Agence, qui entend poursuivre ses actions de proximité auprès des opérateurs de l’Ogooué-Ivindo.

 

 
GR
 

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