Fête des Cultures : EPG évoque la mémoire d’Alain-Claude Bilie-By-Nze
La 15ᵉ édition de la Fête des Cultures s’est achevée ce dimanche à Libreville, huit ans après sa dernière tenue. À cette occasion, le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) a publié un communiqué rappelant le lien entre Alain-Claude Bilie-By-Nze, son leader actuellement détenu, et l’histoire de cette manifestation culturelle.

Alain-Claude Bilie-By-Nze. Pour EPG, sur cette fête des cultures plane une ombre, celle d’un homme «dont le nom est intimement lié à l’histoire récente de cette manifestation». © D.R.
«Certaines absences, parfois, en disent plus long que toutes les présences», relève le texte publié par EPG.
La Fête des Cultures, événement fédérateur consacré à la diversité des communautés du Gabon, a retrouvé son public du vendredi 21 au dimanche 23 août 2026, après huit années d’interruption. Dans son post et communiqué intitulé «Clap de fin sur la Fête des Cultures», EPG salue «une édition qui, après huit années d’interruption, aura de nouveau rassemblé les communautés du Gabon autour de ce qui fait leur identité, leur diversité et leur mémoire».
Le parti ajoute cependant que «sur cette fête plane une ombre», celle d’un homme «dont le nom est intimement lié à l’histoire récente de cette manifestation».
Un retour après huit ans de silence
EPG rappelle qu’Alain-Claude Bilie-By-Nze, «député, ancien ministre, ancien Premier ministre, aujourd’hui détenu à la prison centrale de Libreville», était «encore aux commandes de la 14ᵉ édition» en 2018, «la dernière organisée avant cette longue interruption». Le communiqué note qu’« aujourd’hui, alors que la Fête des cultures renaît, son nom se retrouve associé à une procédure judiciaire portant notamment sur des dépenses liées à l’organisation de cette manifestation».
Pour le parti, «le paradoxe est là» : «celui qui, hier, avait reçu la responsabilité de faire vivre la culture nationale et qui fut le dernier à organiser cette fête avant huit années de silence, n’est pas là pour assister à sa renaissance».
Une mémoire que le parti veut préserver
EPG ne conteste pas le principe d’une justice rendue sur les faits, mais entend distinguer ce processus du récit collectif attaché à l’événement : «On peut juger un homme. La justice doit juger les faits. Mais l’histoire, elle, doit être racontée. Et la mémoire, elle, ne devrait appartenir à personne.»
Le parti interroge enfin : «peut-on célébrer la mémoire culturelle d’un peuple en effaçant celle de ceux qui ont contribué à la construire ?» Il conclut que «le clap de fin de la Fête des cultures 2026 ne doit donc pas être celui de la mémoire», rappelant que «derrière les chants, les danses et les célébrations, il y a aussi des histoires d’hommes et de femmes».
















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