Après plus d’une décennie loin de la scène gabonaise, François N’Gwa a retrouvé son public à l’occasion de la 15ᵉ édition de la Fête des Cultures. Sur le boulevard Jean-Paul II, l’auteur-compositeur-interprète a offert une prestation intense, mêlant ses grands classiques à une énergie qui a conquis plusieurs générations.

Une image de l’artiste en pleine prestation. © D.R.

 

C’est l’un des retours qui auront marqué la 15ᵉ édition de la Fête des Cultures. François N’Gwa, figure de la musique gabonaise depuis les années 1980, a retrouvé la scène nationale lors de cet événement culturel organisé du 21 au 23 août 2026 à Libreville.

Originaire de Port-Gentil, l’auteur-compositeur-interprète s’est imposé au fil des années comme l’une des voix marquantes de sa génération. Installé en France, où il poursuit son travail de création depuis son studio parisien, l’artiste continue de puiser dans les sonorités de la forêt équatoriale tout en les mêlant à des influences Soul, Rhythm and blues et aux sonorités électroniques.

Une identité musicale singulière qui a donné naissance à plusieurs titres devenus incontournables dans son répertoire, à l’image de Eliwa, N’Gondjet ou encore N’Kang. François N’Gwa s’est également illustré dans le domaine du cinéma en signant des compositions pour les œuvres du réalisateur Imunga Ivanga, notamment Dôlé et L’Ombre de Liberty, contribuant à faire de la musique un prolongement essentiel de l’univers du cinéaste.

Une prestation entre nostalgie et transmission

Sur le boulevard Jean-Paul II, le public a retrouvé un artiste dont la voix et la présence scénique n’ont visiblement rien perdu de leur intensité. Pendant près de 30 minutes, François N’Gwa a enchaîné ses morceaux les plus connus, revisités et portés par une énergie qui a rapidement gagné les spectateurs.

Au fil de la prestation, les générations se sont retrouvées autour d’un même répertoire. Les nostalgiques ont renoué avec des chansons qui ont marqué une époque, tandis que les plus jeunes ont découvert ou redécouvert un pan du patrimoine musical gabonais.

Plus qu’un simple passage sur scène, cette prestation a pris des allures de retrouvailles entre l’artiste et son public. Après plusieurs années d’absence de la scène gabonaise, François N’Gwa a rappelé, à travers ce retour, la place qu’occupent encore ses œuvres dans la mémoire collective.

À la Fête des Cultures 2026, son passage aura ainsi constitué l’un des temps forts de cette célébration dédiée à la valorisation du patrimoine national. Une manière, pour l’artiste, de renouer avec le public gabonais et de démontrer que certaines voix, au-delà du temps et de la distance, continuent de traverser les générations. 

Thécia Nyomba

 
GR
 

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