Filière bois dans l’Ogooué-Maritime : Ntossui Allogo dégaine les brigades mixtes sur fond d’usine fermée
En visite de travail dans l’Ogooué-Maritime, le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, a inauguré le nouveau poste fixe d’Ozouri avant de visiter les installations de l’entreprise AEH. Entre renforcement du contrôle des ressources forestières, amélioration des conditions de travail des agents et perspectives de relance industrielle, cette tournée illustre la volonté des autorités de faire de la gouvernance forestière un levier de développement durable.

Maurice Ntossui Allogo lors de sa visite au poste fixe d’Ozouri, le 12 juin 2026 à Port-Gentil. © D.R
Le ministre des Eaux et Forêts chargé du Conflit Homme-Faune, Maurice Ntossui Allogo, a effectué une visite de travail dans la province de l’Ogooué-Maritime, marquée par l’inauguration du nouveau poste fixe d’Ozouri et une visite des installations de l’entreprise African Equatorial Hardwoods (AEH). Cette tournée s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la gouvernance forestière, d’améliorer les conditions de travail des agents et de soutenir la relance de la filière bois.
Situé dans le département de Bendjé, le poste fixe d’Ozouri constitue désormais un maillon stratégique du dispositif de contrôle forestier dans la province. Construite sur un site dont la première pierre avait été posée le 9 décembre dernier, cette infrastructure moderne comprend plusieurs bureaux, un bâtiment d’astreinte destiné aux agents et un système d’alimentation énergétique reposant sur des panneaux solaires.
Lors de la cérémonie d’inauguration, le directeur provincial des Eaux et Forêts de l’Ogooué-Maritime, le colonel Shriley Victor Manfoumbi, a salué l’aboutissement de ce projet structurant. «Je remercie l’équipe de construction et les financeurs pour leur engagement. Cette structure est un lieu stratégique pour les missions de contrôle des produits forestiers qui rentrent dans la ville de Port-Gentil», a-t-il déclaré.
Devant les autorités administratives, les forces de défense et de sécurité ainsi que les populations riveraines, Maurice Ntossui Allogo a rappelé le rôle central de cette infrastructure dans la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles. «Nous sommes là dans le cadre de la gouvernance forestière, de la gestion, du contrôle et de la lutte contre les produits forestiers illégaux, en particulier le bois. Ce poste nous permettra de vérifier la traçabilité, l’authenticité et la légalité du bois. Cette structure a été réalisée avec des matériaux écologiques et fonctionne grâce à une énergie propre, le solaire», a indiqué le membre du gouvernement.
Mise en place de brigades mixtes
Le ministre a également annoncé un renforcement prochain des dispositifs de surveillance grâce à la mise en place de brigades mixtes associant les Eaux et Forêts, la Gendarmerie nationale et la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI). «Le gouvernement entend mettre en place une véritable unicité des contrôles afin que les ressources de l’État soient mieux sécurisées et que les procédures de contrôle des produits forestiers et fauniques soient davantage harmonisées», a-t-il précisé.
Au-delà du contrôle forestier, la visite ministérielle a permis d’aborder les enjeux liés à la transformation locale du bois. Après une étape dans les anciens locaux de la Société nationale des bois du Gabon (SNBG), la délégation s’est rendue sur le site d’AEH, ex-Cora Wood. Autrefois moteur de l’économie locale, l’entreprise a cessé ses activités après plusieurs décennies d’exploitation, entraînant la perte de nombreux emplois.
Face aux attentes des populations et des anciens salariés, le ministre a tenu à rappeler le contexte de cette fermeture tout en évoquant les perspectives du secteur. «Malheureusement, cette usine datant de 1948 a fermé ses portes en respectant l’ensemble des procédures sociales et en indemnisant les travailleurs. C’est toujours un regret de voir une entreprise disparaître, car derrière elle se trouvent des familles et toute une activité économique. Toutefois, la société poursuit aujourd’hui ses projets dans la Ngounié avec des centaines d’emplois à la clé», a expliqué Maurice Ntossui Allogo.
À travers cette tournée, le gouvernement réaffirme sa volonté de faire de la gouvernance forestière un levier de développement économique durable, fondé sur une meilleure valorisation des ressources nationales, l’attraction des investissements et la création d’emplois dans la filière bois.















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