Le Conseil des ministres du 25 juin a adopté un projet de décret encadrant les rémunérations des présidents, vice-présidents, membres permanents et dirigeants des autorités administratives indépendantes. Le texte instaure un plafonnement des salaires et harmonise leur régime fiscal et social, dans la continuité des engagements pris par le président Brice Clotaire Oligui Nguema lors de son discours sur l’état de la Nation, le 15 juin dernier.

L’État gabonais annonce l’encadrement des rémunérations des autorités administratives indépendantes. © GabonReview

 

Au Gabon, le gouvernement poursuit son chantier de rationalisation de la dépense publique. Réuni le jeudi 25 juin, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret fixant les modalités et les plafonds des rémunérations des présidents, vice-présidents et membres permanents des organes délibérants ainsi que des personnels dirigeants des autorités administratives indépendantes (AAI).

Composé de 18 articles répartis en quatre chapitres, le texte définit les dispositions générales, les règles de plafonnement des rémunérations, le régime fiscal et social applicable, ainsi que les dispositions diverses et finales.

Un encadrement des rémunérations

À travers cette réforme, l’exécutif entend mettre fin aux disparités salariales observées entre les différentes autorités administratives indépendantes et instaurer un cadre uniforme de rémunération.

Selon le compte rendu du Conseil des ministres, « ce projet de décret s’inscrit dans le cadre de la politique de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques, en instaurant un encadrement rigoureux et harmonisé des rémunérations au sein des autorités administratives indépendantes, afin de garantir une utilisation rationnelle et équitable des deniers publics ».

Outre le plafonnement des traitements, le texte précise également les règles fiscales et sociales auxquelles seront désormais soumis les bénéficiaires, dans une logique de normalisation de la gestion des ressources publiques.

Une réforme annoncée par le chef de l’État

Cette décision n’est pas une surprise. Dix jours auparavant, le 15 juin, devant le Parlement réuni en Congrès pour son discours sur l’état de la Nation, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, avait annoncé sa volonté de revoir à la baisse certaines rémunérations jugées excessives dans les secteurs public et parapublic. Il avait alors affirmé que plusieurs avantages et salaires seraient réexaminés afin de les aligner sur les impératifs de maîtrise des finances publiques et d’équité entre les agents de l’État.

L’adoption de ce projet de décret constitue ainsi la première traduction réglementaire de cet engagement présidentiel. Elle s’inscrit dans une série de mesures de gouvernance destinées à renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques, à contenir les dépenses de fonctionnement de l’État et à restaurer la confiance des citoyens dans l’administration.

Reste désormais à connaître les montants des plafonds retenus et les autorités concernées, des précisions qui devraient être apportées lors de la publication du décret au Journal officiel.

 
GR
 

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