Plus de 3 650 milliards de FCFA mobilisés depuis 2021 dans la CEMAC : L’Archer veut désormais renforcer sa présence au Gabon. Le groupe financier fondé à Brazzaville ouvre officiellement un bureau à Libreville, sa cinquième implantation, après avoir commencé à y mener des opérations dès janvier dernier. À sa tête, Rose Oguebandja, passée par General Electric, BNP Paribas, HSBC et la Présidence gabonaise. Une installation qui intervient alors que la mobilisation de capitaux pour financer États et entreprises devient un enjeu de plus en plus sensible dans la sous-région.

Rose Oguebandja prend les commandes de L’Archer Gabon, avec pour mission de mettre la puissance de financement du groupe au service des institutions, des entreprises et des ménages gabonais. © GabonReview (montage)

 

L’Archer ne débarque pas tout à fait au Gabon. Le groupe financier y travaillait déjà depuis janvier 2026. Ce qui change, c’est qu’il s’y installe désormais officiellement. Dans un communiqué publié le 26 août, le groupe annonce l’ouverture de L’Archer Gabon et la nomination de Rose Oguebandja comme directrice pays.

Cette ouverture porte à cinq le nombre de ses implantations, après Brazzaville, Pointe-Noire, Malabo et Paris. Elle donne surtout une assise locale à une activité déjà engagée : L’Archer affirme accompagner au Gabon plusieurs acteurs publics et privés dans la structuration et la mobilisation de financements. Plus de cinq opérations seraient actuellement engagées, certaines déjà bouclées, d’autres encore en cours. Le communiqué ne précise toutefois ni leur montant, ni l’identité des bénéficiaires.

Faire travailler davantage l’épargne de la CEMAC

Derrière l’ouverture du bureau de Libreville se dessine une ambition plus large. L’Archer entend participer à la mobilisation de l’épargne et des capitaux disponibles dans la sous-région pour financer les économies de la CEMAC, qu’il s’agisse des États, des entreprises ou des services publics essentiels.

«Les solutions de financement de l’Afrique centrale doivent être conçues en Afrique centrale, par ses talents», résume Gilles Tchamba, président-directeur général du groupe.

À Libreville, la feuille de route est déjà définie. La nouvelle structure doit accompagner les émetteurs publics et privés dans leurs opérations de financement, développer la gestion d’actifs auprès des investisseurs institutionnels mais également des particuliers, et contribuer à l’approfondissement du marché financier régional.

Un positionnement qui place L’Archer à l’intersection de plusieurs besoins : financement des investissements, accès des entreprises aux capitaux et orientation de l’épargne disponible vers des placements et projets régionaux.

Rose Oguebandja, de la banque à la Présidence

Pour conduire cette offensive gabonaise, le groupe mise sur un profil à cheval entre finance, communication et institutions publiques. Rose Oguebandja a passé près de dix ans en France au sein de General Electric, BNP Paribas et HSBC. Elle a ensuite exercé au Gabon auprès de plusieurs ministres chargés de la Communication et de l’Économie numérique, avant d’occuper les fonctions de conseiller spécial, chef de département adjoint de la Communication présidentielle à la Présidence de la République.

Elle est également présidente fondatrice de Golden Women et a siégé au panel consultatif de l’UNCDF consacré aux services financiers numériques en zone CEMAC.

«Ma mission sera de mettre cette capacité au service du Gabon, de ses institutions, de ses entreprises et de ses ménages», annonce-t-elle.

3 650 milliards de FCFA revendiqués depuis 2021

L’Archer arrive surtout avec un chiffre imposant : plus de 3 650 milliards de FCFA de financements mobilisés, selon le groupe, depuis le démarrage de ses activités en 2021. Spécialisé dans l’ingénierie financière, l’intermédiation boursière et la gestion d’actifs, il opère notamment à travers L’Archer Securities et L’Archer Asset Management, deux filiales agréées par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF).

Reste désormais à voir quelle part de cette capacité de mobilisation pourra être orientée vers l’économie gabonaise. Les plus de cinq opérations que L’Archer affirme avoir déjà engagées dans le pays devraient fournir les premiers éléments de réponse.

 
GR
 

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