Franceville : deux Indiens devant le Tribunal pour harcèlement sexuel présumé
Deux ressortissants indiens employés par Gabon Mining comparaissent, depuis ce mardi 8, devant le Tribunal de première instance de Franceville, dans le cadre d’une affaire présumée de harcèlement sexuel. Une employée gabonaise de la même compagnie minière les accuse de lui avoir fait subir, à plusieurs reprises, des pressions à caractère sexuel, notamment des avances insistantes, selon une source proche du dossier.

Les présumés accusés demeurent innocents jusqu’à l’issue de la procédure judiciaire. © D.R.
Employés par Gabon Mining, deux Indiens comparaissent depuis ce mardi 8 septembre devant le Tribunal de première instance de Franceville pour fait présumé de harcèlement sexuel. La plaignante leur reproche des pressions à caractère sexuel répétées, notamment des avances insistantes de la part des deux hommes.
D’après les éléments rapportés par notre source, le refus de la jeune femme de répondre à ces sollicitations aurait été suivi de l’interruption de son contrat de travail. Elle aurait alors saisi l’antenne provinciale de la Police judiciaire (PJ) du Haut-Ogooué.
L’enquête préliminaire aurait permis aux enquêteurs de recueillir plusieurs éléments versés au dossier. «Je ne suis pas la seule victime de harcèlement sexuel dans l’entreprise, il y a d’autres femmes qui ont peur de dénoncer cette pratique, au risque de perdre leur emploi», aurait-elle déclaré aux enquêteurs.
Cette affaire dévoile, en effet, la difficulté, pour certaines victimes présumées, de dénoncer des faits de harcèlement sexuel, notamment lorsqu’elles craignent des répercussions sur leur situation professionnelle. Au moment où nous mettions sous presse, les deux mis en cause comparaissaient devant la juridiction compétente, appelée à examiner les faits qui leur sont reprochés. Ils demeurent présumés innocents jusqu’à l’issue de la procédure judiciaire.
















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