L’Agence gabonaise pour le développement de l’Économie verte (Agadev) renforce son engagement en faveur de la recherche scientifique et de la formation des compétences nationales. Le 16 juillet, à Franceville, avec l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM), elle a signé une convention-cadre consacrée à la réhabilitation de deux laboratoires de recherche, le Laboratoire de Chimie des milieux et des matériaux inorganiques (LCMMI) et le Laboratoire multidisciplinaire en environnement (LME). Paraphé par la directrice générale, Scyrielle P. Sende Etali, et le recteur, le Pr Raphaël Bikanga, cet accord entend doter l’université d’infrastructures scientifiques modernes, capables d’accompagner les ambitions du Gabon en matière d’économie verte et de diversification économique.

La directrice générale de l’Agadev, Scyrielle P. Sende Etali, et le recteur de l’USTM, le Pr Raphaël Bikanga, lors de la signature de l’accord. © D.R.

 

L’Agadev et l’USTM ont signé, le 16 juillet, à Franceville, un accord pour réhabiliter deux laboratoires de recherche (LCMMI et LME). Cette initiative vise à moderniser les infrastructures scientifiques, à renforcer la recherche et la formation, et à soutenir les ambitions du Gabon en matière de diversification économique et d’économie verte.

Le projet, entièrement financé par l’Agadev, sera réalisé en deux étapes. La première concernera la réhabilitation des bâtiments, tandis que la seconde portera sur le renouvellement des équipements scientifiques. Les travaux devraient être achevés avant la prochaine rentrée universitaire et seront suivis par un Comité de pilotage réunissant les représentants des deux partenaires afin de garantir leur bonne exécution. Cette opération vise aussi à offrir aux étudiants, enseignants et chercheurs un environnement de travail conforme aux exigences actuelles de la recherche, tout en renforçant les capacités nationales d’expertise scientifique dans des domaines stratégiques liés à la valorisation durable des ressources naturelles.

Favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de chercheurs et de professionnels

Instantantés de la signature de l’accord entre l’Agadev et l’USTM. © D.R.

Pour l’Agadev, cet investissement répond à une vision de long terme où le développement du capital humain constitue le socle de la réussite de l’économie verte. En s’adressant à la communauté universitaire, Scyrielle P. Sende Etali a insisté sur le rôle déterminant des futurs scientifiques dans la transformation des richesses du pays.

«Le capital naturel du Gabon ne vaudra jamais rien sans vous. Oui, car ce trésor ne s’extrait pas, il se récolte, se travaille patiemment, se valorise avec méthode. Oui, il ne vaudra rien sans les ingénieurs qui sauront le mesurer. Sans les juristes qui sauront le protéger. Sans les économistes qui sauront le faire fructifier. Sans les femmes et les hommes qui, pétris du savoir ancestral, iront demain dans la forêt l’extraire pour le transformer avec la science acquise sur les bancs de ce pays, sur les bancs de l’USTM», a indiqué la directrice de l’Agence, qui rappelle, de ce fait, que la valorisation du patrimoine naturel gabonais dépend avant tout de la qualité de la formation et de l’expertise nationale.

Cette convention s’inscrit dans la continuité des actions déjà entreprises par l’Agadev pour soutenir l’enseignement supérieur. Après le partenariat conclu en 2025 avec l’Université Omar-Bongo en vue de créer une chaire dédiée à l’économie verte et à l’environnement, l’Agence élargit désormais son accompagnement à l’USTM ; référence nationale dans les sciences et les technologies.

En multipliant ces partenariats avec les universités gabonaises, l’Agadev entend favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de chercheurs et de professionnels capables d’accompagner le développement des filières de l’économie verte, désormais considérée comme complémentaire aux secteurs traditionnels de l’économie nationale.

 
GR
 

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