Du 15 au 17 septembre, Libreville, la capitale gabonaise, accueille la Conférence des sous-officiers africains, consacrée au développement et à l’avenir de la carrière des personnels militaires du rang. Ouverte en présence du général Jean Bedel Boucka, chef d’État-major général des Forces armées gabonaises, la rencontre réunit des responsables de 26 nations africaines, ainsi que des partenaires américains et européens. Soutenu notamment par le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom) et l’Union européenne (EU), ce séminaire entend renforcer un corps considéré comme l’ossature opérationnelle des forces armées.

Vue des participants à Conférence des sous-officiers africains (Africa Senior Enlisted Leader Conference-ASELC) qu’accueille Libreville, du 15 au 17 septembre 2026. © GabonReview

 

Le Gabon accueille, du 15 au 17 septembre, à Libreville, la Conférence des sous-officiers africains (Africa Senior Enlisted Leader Conference-ASELC) ; une rencontre consacrée à l’avenir et au développement de la carrière des sous-officiers. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée le 15 septembre en présence du général Jean Bedel Boucka, chef d’État-major général des Forces armées gabonaises, aux côtés de représentants militaires de 26 pays africains, ainsi que de partenaires américains et européens.

Cette première organisation de l’ASELC au Gabon entend placer, au centre des échanges, les militaires de terrain, considérés comme «l’ossature de toute force armée», en favorisant le partage d’expériences, de bonnes pratiques et de réponses communes aux défis sécuritaires.

«Les défis sécuritaires auxquels notre continent est confronté exigent des armées modernes, professionnelles»

Quelques clichés de la Conférence des sous-officiers africains à Libreville. © GabonReview

En plus des échanges institutionnels, le séminaire visait surtout à professionnaliser davantage les parcours des sous-officiers et à mieux préparer leur évolution de carrière. Les travaux ont notamment abordé la valorisation du mérite, de l’expérience et de l’engagement, l’adaptation des formations aux nouvelles menaces et aux progrès technologiques, le leadership, l’esprit d’initiative et l’autonomie. Le programme prévoit également des discussions sur la gestion des effectifs, l’identification et la gestion des talents, la planification des besoins futurs, l’amélioration de la culture organisationnelle, ainsi que le moral et la cohésion des unités. 

Dans le même temps, les ateliers ont porté sur le mentorat et sur les méthodes de développement du personnel efficaces et peu coûteuses en ressources. Pour le général Jean Bedel Boucka, «les défis sécuritaires auxquels notre continent est confronté exigent des armées modernes, professionnelles et des capacités d’adaptation…».

Identifier les opportunités et les ressources nécessaires pour atteindre ces objectifs

L’enjeu est également de permettre aux différentes armées participantes de comparer leurs dispositifs et d’identifier les ressources nécessaires à leur amélioration. Le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom), avec le concours de partenaires de l’Union européenne (UE), accompagne donc cette dynamique à travers notamment la présentation de programmes de développement des sous-officiers, l’expérience kényane du partenariat avec les États-Unis, l’historique de la professionnalisation des parcours de formation et les enseignements de la doctrine de leadership de l’Armée de l’Air américaine. 

Le Sergent-major Garnic M. Banfield, sous-officier supérieur du commandement (CSEL) de l’Usafricom, a indiqué que l’objectif de ce séminaire est de réfléchir, avec les diverses armées du continent africain et quelques partenaires, comme l’UE, afin de faire progresser les corps de sous-officiers. Il a précisé que la conférence doit permettre de «mieux comprendre ce que sont les programmes de développement enregistrés pour chaque pays», leur situation actuelle et leurs orientations futures, afin «d’identifier les opportunités et les ressources nécessaires pour atteindre ces objectifs».

Faire grandir et professionnaliser le corps des sous-officiers, renforcer son leadership

Pour le Gabon, cette rencontre constitue ainsi une occasion d’observer les modèles développés par d’autres forces armées et d’en tirer des enseignements pour structurer davantage son propre corps de sous-officiers. Le général Jean Bedel Boucka a exprimé sa gratitude à Africom pour «la confiance accordée au Gabon dans la co-organisation de cette importante rencontre continentale», dont l’objectif est de «renforcer les capacités de nos sous-officiers, véritables piliers de nos institutions». 

Une ambition également relevée par l’adjudant-chef Guy François Ossinga Ossounda, représentant des sous-officiers, qui a estimé que les participants doivent pouvoir «voir comment ils y travaillent et comment les différents pays invités travaillent aussi afin de pouvoir créer notre propre groupe qui va nous faire avancer». À l’issue des travaux, l’objectif est donc de disposer d’une meilleure feuille de route pour faire grandir et professionnaliser le corps des sous-officiers, renforcer son leadership et, plus largement, consolider l’efficacité et la capacité d’adaptation des forces armées africaines.

 
GR
 

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