Gabon Fiber : vers une connectivité plus étendue, plus performante et plus accessible
La SPIN et Gabon Fiber SA ont signé, le 14 septembre 2026, un partenariat public-privé de vingt ans pour exploiter, moderniser et étendre le Backbone national. Pour l’État, l’ambition est de renforcer la souveraineté numérique. Pour les consommateurs, l’enjeu est surtout celui d’une connectivité plus étendue, plus performante et plus accessible.

Bernard Mahoukou Bitchinda, directeur général de la SPIN, le 14 septembre 2026. © GabonReview
La signature du contrat entre la Société de patrimoine des infrastructures numériques (SPIN) et Gabon Fiber SA ouvre une nouvelle séquence pour le Backbone national gabonais. Arrivée à échéance le 15 novembre 2026, la délégation de service public confiée au groupement Bouygues Energies & Services–Axione a conduit la SPIN à repenser l’exploitation de cette infrastructure stratégique. «Le projet Gabon Fiber : non pas un simple changement d’exploitant, mais une stratégie intégrée d’exploitation, de modernisation et d’extension du Backbone national», a souligné le directeur général de la SPIN, Bernard Mahoukou Bitchinda.
Le contrat prévoit un dispositif affermo-concessif de 20 ans à compter du 16 novembre prochain : les 1 769 kilomètres existants demeurent la propriété de la SPIN, tandis que Gabon Fiber financera et réalisera 1 651 kilomètres supplémentaires, portant le réseau à environ 3 420 kilomètres.
Rapprocher les services publics numériques
Derrière cette extension, l’objectif affiché est de produire des effets directement perceptibles par les populations. Le renforcement du Backbone doit notamment rapprocher davantage de territoires des services publics numériques, de l’enseignement et de la santé, mais aussi des opportunités économiques liées au numérique. «L’extension du réseau rapprochera les territoires des services publics numériques, de l’enseignement, de la santé et des opportunités économiques», a expliqué Bernard Mahoukou Bitchinda.
Pour le consommateur final, l’enjeu est donc moins la longueur du réseau que ce qu’elle permettra concrètement : une meilleure couverture, une capacité accrue et une amélioration de la qualité des services numériques, avec l’ambition de réduire les inégalités d’accès entre les territoires.
Le partenariat entend également structurer un écosystème plus concurrentiel et plus sécurisé. Le contrat impose un accès «ouvert et non discriminatoire» aux opérateurs, tout en fixant des obligations de performance et de cybersécurité. Une configuration susceptible de favoriser le développement de nouveaux services et l’investissement privé, tout en soutenant les entreprises locales et la création d’emplois.
La SPIN toujours dans le jeu
Mais la SPIN entend conserver un contrôle étroit sur cette infrastructure stratégique. «La SPIN assumera pleinement son rôle de Concédant», a prévenu son directeur général, qui promet d’être exigeant sur «la qualité du service, le respect des engagements, la sécurité des infrastructures et la préservation des intérêts de l’État». À terme, les extensions et les biens indispensables à leur exploitation doivent par ailleurs revenir à la SPIN, consolidant le patrimoine numérique public.
Reste désormais à transformer les engagements contractuels en résultats tangibles. Car pour le DG de la SPIN, cette signature ne constitue que le point de départ : «Cette signature ouvre une phase d’exécution qui sera jugée à ses effets sur le territoire, l’économie et la vie de nos concitoyens».
La réussite de Gabon Fiber se mesurera donc à la capacité du nouveau dispositif à maintenir la continuité du réseau, étendre effectivement la couverture, améliorer les performances et sécuriser les infrastructures. En filigrane, c’est la promesse d’un numérique plus inclusif qui est posée : un Backbone «plus souverain, plus résilient, plus inclusif et tourné vers l’avenir», selon Bernard Mahoukou Bitchinda.
















0 commentaire
Be the first one to leave a comment.