Les écogardes de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) ont déclenché, le 22 juillet 2026, un nouveau mouvement de grève sur l’ensemble du territoire. Réunis au siège du secrétariat exécutif à Libreville, ils réclament notamment le paiement de plusieurs mois de salaires impayés, la régularisation de leurs situations administratives et le respect des engagements pris par leur hiérarchie.

Des écogardes gabonais, le 20 décembre 2022, à Akanda. © Gabonreview

 

Au Gabon, les écogardes de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) ont décidé de hausser le ton. Après plusieurs démarches restées sans réponse, ils ont lancé un mouvement de grève qui touche les 13 parcs nationaux du Gabon ainsi que les différentes aires protégées du pays. À l’origine de cette mobilisation figurent plusieurs revendications jugées prioritaires par les agents. Ils dénoncent notamment trois mois de salaires impayés, des lenteurs dans la régularisation de leurs dossiers administratifs et le non-respect des engagements pris par les responsables de l’établissement.

«La grève a été effective depuis ce matin et elle est dans l’ensemble du territoire des 13 parcs nationaux du Gabon, ainsi que ses aires protégées. Nous réclamons notamment le paiement des arrêts de salaire. À ce jour, nous sommes à trois mois d’impayé de salaire. Habituellement, c’est un problème lié soit au budget, soit au Trésor. Or, cette fois-ci, le problème est lié à l’inorganisation du comité de gestion», a déclaré Justin Ndong Engonga, secrétaire général du Syndicat des écogardes du Gabon, au micro de Radio Gabon.

Face à cette situation, les grévistes lancent un appel au président de la République afin qu’une solution durable soit trouvée. Ils estiment que les retards de paiement deviennent récurrents et affectent lourdement leurs conditions de vie. «J’attire l’attention des plus hautes autorités, notamment du président de la République, parce que ça ne suit toujours pas. Nous arrivons toujours à accumuler trois mois d’impayé de salaire. Pour des écogardes qui se battent nuit et jour pour la protection de l’environnement, nous estimons que c’est trop. Tant que nous serons dans cet état, nous n’aurons pas manqué de rentrer à chaque fois en grève», a-t-il ajouté.

En attendant une réaction officielle de la direction de l’ANPN, les écogardes affirment maintenir leur mouvement jusqu’à l’ouverture de véritables négociations et à la satisfaction de leurs principales revendications. Cette nouvelle crise sociale intervient alors que ces agents jouent un rôle stratégique dans la préservation de la biodiversité et la lutte contre le braconnage au sein des aires protégées du Gabon.

 
GR
 

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