Gabon : les industries de transformation progressent de 30,3% au premier trimestre 2026, mais restent sous tension
Au terme du premier trimestre 2026, au Gabon, les industries de transformation peinaient à retrouver pleinement leur dynamisme, malgré quelques signaux positifs portés par les peintures et les tôles. Selon la dernière Note de conjoncture sectorielle publiée par la direction générale de l’économie et de la politique fiscale du ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, l’Indice composite des autres industries de transformation a progressé de 30,3% par rapport au trimestre précédent, tout en affichant une hausse de 48,5%, en glissement annuel.

Au Gabon, la production de tôles a enregistré une véritable envolée, avec une progression de 53,7% au terme du premier trimestre 2026. © D.R.
Les industries de transformation gabonaises peinent encore à retrouver une trajectoire pleinement favorable, au terme du premier trimestre 2026. Selon la Note de conjoncture sectorielle du ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, l’Indice composite des autres industries de transformation a néanmoins progressé de 30,3% par rapport au trimestre précédent. Sur un an, l’activité affiche même une hausse de 48,5%, portée essentiellement par les performances des segments des peintures et des tôles. Une dynamique qui traduit une reprise réelle, mais encore contrastée selon les branches.
Le secteur du ciment illustre cette zone de turbulence. Au premier trimestre 2026, en effet, l’indice de production s’est contracté de 4,2%, une contre-performance «essentiellement imputable aux difficultés opérationnelles rencontrées par l’un des opérateurs», précise la Note. Si les ventes montrent une «bonne résilience» malgré la concurrence active du secteur informel, la tendance sur douze mois est nettement plus préoccupante, avec une chute de 31,6% en glissement annuel. Ce recul significatif confirme la vulnérabilité de cette filière stratégique pour le bâtiment et les travaux publics, dans un contexte où la demande domestique ne suffit plus à compenser les aléas techniques et commerciaux.
La production de peintures a progressé de 12,9% sur le trimestre
Sur la même période, les gaz industriels accusent un choc encore plus brutal. Sur la période, la production a dévissé de 41,7%, conséquence directe d’un «tarissement de la demande, principalement émanant des secteurs de la métallurgie et des mines», qui en constituent les principaux débouchés. Ce décrochage témoigne d’un effet domino entre les différentes branches industrielles, où le ralentissement de l’activité extractive et métallurgique se répercute immédiatement sur les fournisseurs de biens intermédiaires. Pour les autorités, cette évolution «met en lumière la forte dépendance de la filière des gaz industriels à un noyau restreint de clients, et la nécessité de diversifier les débouchés pour renforcer sa résilience».
À contre-courant, deux segments se distinguent par des performances nettement plus robustes, à savoir les peintures et les tôles. La production de peintures a progressé de 12,9% sur le trimestre, portée par la «robustesse des carnets des commandes», et accélère en glissement annuel avec une hausse de 24,0%. Quant aux tôles, elles enregistrent une véritable envolée, avec une progression de 53,7% au terme du premier trimestre, soutenue par la «bonne tenue du carnet des commandes» malgré «un marché fortement concurrentiel marqué par la montée en puissance du secteur informel». Au total, ces deux segments, qui contribuent largement à la hausse de l’Indice composite, apparaissent comme les principaux moteurs de la reprise relative observée dans les autres industries de transformation, sans parvenir toutefois à effacer les contre-performances du ciment et des gaz industriels.















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